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Languedoc-Roussillon
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| 21/03/2012

La nouvelle donne des CCI régionales en débat au "Petit déj" de La Lettre M

Thierry Julier, président de la CCIT de Lozère, Bernard Fourcade, président de la CCIR L.-R., André Deljarry, président de la CCIT de Montpellier et Henry Douais, président de la CCIT de Nîmes, ont participé mercredi 21 mars au Domaine de Verchant (Castelnau) au « Petit déj » de La Lettre M, répondant aux questions de la salle (100 invités) et de Henri Frasque, rédacteur en chef du titre.
La nouvelle CCIR a trois grandes prérogatives, a rappelé Bernard Fourcade : « interface avec les collectivités, formation, appui aux entreprises. » Avec la montée en puissance des communautés d’agglomération, les cartes sont clairement rebattues. « Un changement s’est opéré en 20 ans. Avant, les CCI étaient les seules à s’occuper d’économie. Aujourd’hui, toutes les collectivités s’en occupent, et ont les moyens financiers de le faire. »

Un fonctionnement par filières
La CCIR coordonne et mutualise « cinq filières : international (ouverture sur le Maghreb notamment), tourisme, nautisme, formation, énergies renouvelables ». Elle gère également le back office (gestion administrative et financière, informatique…) et a créé un centre d’appel « pour centraliser les demandes, apporter des réponses, et relancer. C’est à nous d’aller chercher les ressortissants. » Un Livre Blanc, reprenant des propositions sur la formation et le développement à l’international, sera présenté prochainement. Les neuf chambres territoriales du L.-R., qui conservent un volet opérationnel, emploient 1 300 collaborateurs.
Autre priorité à l’échelon régional : la pêche aux financements européens. « C’est des subventions qu’on peut aller chercher pour les entreprises. Ces aides sont difficiles à aller chercher et des millions d’euros sont en jeu. Nous mettrons en place une cellule spécialisée au niveau régional. »

Deljarry : « Sup de Co est le fleuron de la CCI »

Pour André Deljarry (Medef), nouveau président de la CCIT de Montpellier (élu le 6 décembre 2011), Sup de Co est « le fleuron de la CCIT de Montpellier (21 M€ de budget) ». Il a appelé à l’entrée au capital de la Région L.-R. pour augmenter ses moyens financiers, ainsi qu’à « de possibles alliances avec d’autres écoles de commerce ». L’aéroport de Montpellier - la CCIT est présente à hauteur de 25 % dans le capital de la société aéroportuaire - reste dans la ligne de mire d’André Deljarry, qui a déclaré avoir « quatre ans devant lui pour agir et redonner une visibilité et une lisibilité à la CCI ». Une lisibilité écornée après « six présidents en trois ans, j’ai compté ! »

Nîmes : le nouveau président mise sur l'interconsulaire

D’après Henry Douais (CGPME), président tout juste élu - sa récente élection fait l’objet de plaintes de son adversaire -, les CCI ciblent les petites entreprises, qui n’ont pas de services juridiques et RH. « 95 % des entreprises du L.-R. ont moins de 10 salariés. Notre mission est de les soutenir. » Il a ensuite rappelé son credo. « Il y a 25 ans, la CCI de Nîmes gérait le Pont du Gard, Port-Camargue, l’aéroport et était le 2e formateur du département du Gard. Les temps ont changé ! Aujourd’hui, les collectivités territoriales ont pris un pouvoir régalien (et la réforme des CCI fait diminuer le budget des CCI locales, NDLR). Nous allons nous concentrer sur quelques projets structurants, comme le Parc des Expos à Nîmes. Il est vieillissant. Avec Nîmes-Métropole, nous comptons porter un projet de rénovation. » Autre axe : l’interconsulaire. « Je souhaite mettre en relation la chambre de métiers, les CCI d’Alès et de Nîmes et la chambre d’agriculture. Le territoire gardois est très fort, avec Perrier, Eminence, Royal Canin, Marcoule… Nous pouvons créer beaucoup de choses si nous les faisons ensemble. » Il souhaite enfin « revenir à l’aéroport de Nîmes Garons. Le Gard compte 5 000 résidences secondaires belges et britanniques. Il est donc important de développer l’aéroport. »

Introduire la notion de services

En Lozère, Thierry Julier doit composer avec un budget et un effectif restreints (28 salariés, budget de 2,7 M€). « Mais cette taille nous permet de faire un accompagnement individuel des entreprises et porteurs de projets. Nous allons chercher les projets concrets dans les entreprises. Autre projet : la création en direct d’une zone d’activité à Langogne. »
Pour Fabien Labbé, président du Medef Hérault, les CCI doivent aider les chefs d’entreprises à mieux connaître les aides auxquelles elles ont droit, « et qu’elles méconnaissent souvent, les chefs d’entreprises étant concentrés sur leur activité ». Par ailleurs, il souhaite une prise en compte de la notion de services dans le sigle « CCI » (commerce et industrie). « Les activités liées aux services représentent 60 % de l’économie régionale. »

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