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Haute-Garonne
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Biotechs - Santé
| 23/08/2021

La medtech Covirtua Healthcare lève 450 k€ pour accélérer son développement

Créée fin 2017, la start-up Covirtua Healthcare (six salariés dont trois scientifiques, siège à Colomiers) conçoit, développe et distribue des solutions numériques innovantes de traitement des troubles cognitifs, pour des patients victimes d’un accident vasculaire cérébral ou souffrant d’un traumatisme crânien. La jeune pousse, présidée par sa cofondatrice Christelle Monnier,vient de lever 450 k€ pour accélérer son développement. Outre l’apport de business angels, Covirtua Healthcare a été labellisée French Tech Seed et a pu émettre des obligations convertibles auprès de Bpifrance. Ce tour de table a été complété par un prêt garanti par l’État souscrit auprès du Crédit Mutuel. Cette levée de fonds doit permettre de finaliser la version full web de son logiciel Covirtua Cognition, pour une utilisation au domicile des patients et d'initier les travaux de R&D pour élaborer un second produit : Covirtua Evaluation.

Des soins basés sur la réalité virtuelle

Commercialisé depuis 2018, Covirtua Cognition est utilisé par des thérapeutes (ergothérapeutes, orthophonistes et neuropsychologues) en séance avec des patients souffrant d’une lésion cérébrale. En s’appuyant sur la réalité virtuelle, celui-ci permet de travailler une fonction cognitive physique en particulier ou plusieurs fonctions à la fois (faire des courses dans un supermarché, etc). « Dans quelques mois, grâce à notre logiciel, le thérapeute pourra proposer un protocole de soins au patient en lui indiquant des exercices à effectuer seul à son domicile afin qu’il ait encore plus de chance de récupérer ses fonctions cognitives, ajoute Christelle Monnier. Aujourd’hui la fréquence des soins n’est pas suffisante. Ce mode d’inter-séance permettra au patient de travailler tous les jours. » Covirtua Evaluation - le second outil - permettra quant à lui d’établir des diagnostics « en quantifiant les troubles. »

Au total, 36 établissements de santé publics et privés (en France, Suisse et Belgique) sont déjà clients de la société. Contactée par d’autres professionnels de santé, l’entreprise réfléchit aussi à adapter son logiciel à de nouvelles populations de patients, « comme ceux qui souffrent d’addictions, par exemple ». La start-up prévoit aussi de traduire son logiciel en anglais et en allemand afin d’élargir son marché. Pour accompagner son développement, l’entreprise poursuit par ailleurs ses recrutements (six embauches prévues d’ici à fin 2021 et huit autres en 2022) et vise un chiffre d’affaires de 13 M€ pour un effectif de 30 personnes en 2024.

Catherine Léhé/lehe@lalettrem.net
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