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| 19/05/2010

La mairie de Nîmes veut rattacher IUT et faculté de médecine à l'université de Nîmes

« Il serait temps de rattacher l’IUT de Nîmes et la faculté de médecine à l’Université nîmoise ». C’est le souhait exprimé, mardi 18 mai, par le premier adjoint au maire de Nîmes, Franck Proust, lors d’une réunion de présentation de la recherche à Nîmes, à l’université de Nîmes. Parmi les participants à cette rencontre : le président de l’université, Jacques Marignan, le directeur adjoint du CHU de Nîmes, Nicolas best, le directeur de l’IUT de Nîmes, Salam Charar, et le directeur de l’École des mines d’Alès, Alain Dorison.

Tout en se félicitant de la réalité et du dynamisme de la recherche à Nîmes, Franck Proust a estimé que « la grande difficulté, c’est que certaines structures sont rattachées à d’autres universités : l’IUT à Montpellier 2, la faculté de médecine à Montpellier 1. Nous avons profité d’une réunion avec le recteur, il y a peu, pour dire qu’il serait peut-être temps de penser à un rattachement de l’IUT et de la faculté de médecine à l’université nîmoise, de manière à avoir une meilleur lisibilité ». Le premier adjoint de Jean-Paul Fournier a regretté, dans la foulée, que « le PRES soit en panne. C’est un outil essentiel. On attend que les différentes universités montpelliéraines se mettent d’accord. Je ne voudrais pas que l’université de Nîmes soit considérée comme la variable d’ajustement des universités montpelliéraines ».
Le président de la faculté prône la régionalisation
Prenant la parole après l’élu, le président de la faculté de médecine de Nîmes, Pierre-Olivier Kotzki, a plaidé, lui, pour « une grande université du Languedoc-Roussillon » et pour le regroupement des CHU de Nîmes et Montpellier. « L’objectif, c’est d’être dans les dix CHU d’excellence au niveau national. Montpellier et Nîmes, ensemble, sont dans les cinq premiers. Nîmes gagnerait 25 places, Montpellier en gagnerait trois. Toutes les facultés de médecine ne vont pas survivre. Notre avenir est dans la régionalisation ».
De son côté, le directeur adjoint de l’hôpital, Nicolas Best, a regretté le manque de liens entre les entreprises de biotechnologie nîmoises et le CHU. « Depuis cinq ans, nous avons partiellement échoué dans ce domaine, a-t-il reconnu. Les concepts étaient clairs, mais la réalité n’a pas été à la hauteur des concepts. Les projets transverses (entre le CHU et les entreprises, NDLR), sont assez peu nombreux ». Il s’est engagé à « relancer le partenariat » avec les entreprises. Acteur du pôle de compétitivité Eurobiomed, le CHU de Nîmes a conduit 69 projets de recherche en 2009, dont 23 nouveaux projets. Il a accueilli également 349 projets de recherche menés par des acteurs extérieurs, associations, laboratoires ou CRLC.
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