La LGV entre Montpellier et Béziers est envisageable en 2029, assure Michaël Delafosse
« Jean Castex m’a confirmé, par SMS, sa volonté de lancer dans les semaines qui viennent la déclaration d’utilité publique sur la LGV pour que celle-ci soit achevée d’ici à début 2022, et pour une mise en service, dans le meilleur des cas, en 2029 », annonce Michaël Delafosse, président de Montpellier Méditerrannée Métropole, en visioconférence de presse à la veille du septième conseil communautaire depuis son élection. « Une fois que nous aurons la LGV entre Montpellier et Béziers, nous pourrons cadencer les trains et donc nous pourrons offrir une alternative aux déplacements automobiles de Sète ou Béziers vers Montpellier », imagine-t-il. Comme les autres EPCI concernés par le tronçon, Montpellier Méditerranée Métropole va consacrer 333 k€, rappelle le président socialiste. Le besoin de financement de la procédure d'enquête d'utilité publique est évalué à 10 M€. L'État et la Région versent 3,3 M€ chacun ; les départements, 333 k€.
Défaillance
Parmi les autres dossiers, le plan pauvreté à 1 M€ (dont 500 k€ de l’État), que doit présenter Clara Gimenez, vice-présidente communiste chargée de la cohésion sociale. Celui-ci doit notamment permettre la mise en place, à hauteur de 60 k€, d’un bus avec douches pour les SDF. « Cette approche mobile est moins stigmatisante que les bains douches », avance Michaël Delafosse. Il sera aussi question de la gestion des eaux usées. « À un an de la fin des contrats de DSP, nous allons engager une réflexion sur ce sujet », commente-t-il. Peu probable que la collectivité sollicite à nouveau le groupe Aqualter (siège à Chartres, direction régionale à Vendargues - 34). « Un opérateur défaillant, qui n’a pas rempli ses missions dans la gestion de l’assainissement, du traitement des eaux, juge-t-il. Nous avons beaucoup de remontées, de plaintes sur les odeurs, de la part des maires et de leurs administrés, dans l’ouest de la métropole, où il intervient. »
Patience
Bousculée par la crise, qui oblige ses conseillers à délibérer à « un rythme intense », dixit Michaël Delafosse, la collectivité débattera du budget 2021 en février pour un vote prévu en mars, alors que le DOB à la Ville de Montpellier a déjà eu lieu, le 14 décembre. Ce retard est dû à « la baisse des recettes de la Métropole liée à la fiscalité des entreprises », fragilisées par la crise, et à « la décision peu compréhensible de mon prédécesseur (Philippe Saurel, NDLR) de fermer le troisième casier de la décharge de Castries ». Ce choix, estime le nouveau président, oblige la collectivité à exporter ses déchets. Résultat, les dépenses de fonctionnement s'élèvent désormais à 11 M€ par an. « Ce contexte rend la construction de notre budget plus difficile qu'à l’échelle communale », résume Michaël Delafosse.










