Languedoc-Roussillon
Institutions
A La Grande-Motte, François Bayrou approuve la « main tendue » au PS
Après un été d’abstinence médiatique, le leader du Mouvement Démocrate a confirmé, vendredi après-midi à La Grande-Motte (Hérault), où s'ouvrent les Universités d'été du MoDem, la « main tendue » au parti socialiste, après le rapprochement-surprise, le 22 août à Marseille, entre sa vice-présidente Marielle de Sarnez et le socialiste Vincent Peillon.
« Tout le monde sait que probablement, Marielle de Sarnez, quand elle réfléchit, elle parle avec moi, a-t-il déclaré. J’approuve ceux qui veulent que les choses bougent et je dis que si main tenue il y a eu, on a raison de tendre les mains parce qu'on ne peut pas continuer à être, dans la démocratie française, des forces politiques qui s'ignorent, se détruisent ou se combattent tout le temps. Je n’ai jamais vu un moment où le pays a été, pas seulement à cause de la crise économique, aussi profondément malade, aussi profondément troublé : l’école, les banlieues, l'agriculture, le chômage, les universités, le monde de la santé. Je n’ai jamais vu un moment comme ça. Il n’y a pas une seule crise, tous les secteurs sont démolis. Face à cette situation, est-ce que vous pensez qu'on peut en rester à la vie politique d’autrefois? Ce n'est pas mon sentiment. »
Vers des listes autonomes au premier tour des élections régionales
« Pour l’instant, notre souci est d’écouter, d’entendre, de réfléchir, ça va être la cas de cette Université de rentrée, explique Philippe Berta, patron du MoDem gardois. La stratégie nationale arrêtée dimanche, lors du discours de clôture, devra être respectée par tous, il ne faudra pas d’exception. Ça ne va pas être simple de se mettre d’accord au niveau national. C’est un combat difficile, de longue haleine. Pour ma part, je prône une stratégie d’autonomie et d’indépendance. Je fais partie des gens qui pensent que le jeu droite/gauche est un luxe. Il faut arrêter de se le payer, on n’en a plus les moyens. »
Marc Dufour, président du MoDem Hérault, a déclaré à La Lettre M, après avoir discuté en privé avec François Bayrou : « Il attend beaucoup de ces trois jours. Je le trouve plus à l’écoute. Il se rend compte de beaucoup de choses, notamment une nécessaire déconcentration des décisions, Il est un peu tendu aujourd’hui. Il n’a pas eu de contact avec les militants depuis les européennes. Il admet avoir surexploité son livre Abus de pouvoir, par ailleurs excellent, pendant la campagne. Il est conscient qu’il y a eu déstabilisation et déception chez les militants. Il faut un bilan, le parti est nouveau, il n’a même pas deux ans. » Concernant la stratégie pour les régionales : « On va faire une liste autonome au premier tour, c’est ce qui prédomine, et dans l’attente des militants et dans l’orientation parisienne. Je vois mal Bayrou remettre en cause ça. Il faut bien avoir un moyen de s’étalonner. »










