Hérault
Institutions
La gestion de Montpellier épinglée par la CRC (AFP)
La chambre régionale des comptes épingle la gestion de la Ville de Montpellier dans un rapport provisoire, selon l’AFP qui a pu se procurer ce rapport. Il relève en premier lieu certaines « anomalies » et un train de vie élevé. Les magistrats soulèvent au cours de la période étudiée (2006-2011) quelques cas personnels. Ils mettent également en exergue « le train de vie de la collectivité ». Ils donnent l'exemple en 2010 d'une opération de communication sans lendemain « La Clapassade » (93 K€), des dépenses pour les voeux (132,5K€), des frais de restauration (60 K€), les achats de vins (55 K€), de dosettes de café (7 289,23 €) et... de tabac (1757,40 €). « Ces achats (de tabac, NDLR) ne semblent que difficilement relever d'un besoin de la collectivité », ironise la CRC.
D'onéreux et nombreux déplacements
Enfin, la CRC liste 36 villes où Montpellier a envoyé une délégation et constatent des déplacements « onéreux » : séminaire à Louisville (USA) (29 053,32€, cinq personnes), foire agricole à Chengdu (Chine) (5 711€, une personne), visite d'expositions à Berlin et de musée à Dresde en vue création cité Hippocrate (14 921€, quatre personnes), réunion de travail en Chine (128 298€ avec journalistes et élus). Interrogée par l'AFP, la mairie a indiqué qu'elle voulait respecter la procédure réglementaire et qu'elle réservait ses réponses à la CRC.
Hôtel de ville sous-évalué
Le coût de l’hôtel de ville signé Jean Nouvel et inauguré en novembre 2011 est aussi dans le viseur : son coût s'est élevé finalement à 180 M€, soit 35,58 % de plus que le coût prévisionnel de 132,5 M€, écrivent les magistrats. Ils dénoncent « l'arbre qui cache la forêt ou la théorie des apparences » sur l'évaluation de cette opération par la Ville, qui aurait « minoré » le chiffrage en divisant l'opération en deux, l'Hôtel de ville et l'aménagement de la ZAC. Par ailleurs, « aucune anticipation n'a eu lieu sur l'ancien Hôtel de ville. De gros travaux ont été faits une fois les locaux vides, afin d'accueillir des locataires censés les rentabiliser, alors que le bâtiment est voué à disparaître », note la CRC.
avec AFP










