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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 31/05/2013

La gare nouvelle de Nîmes jugée indispensable pour la réussite financière du CNM

« S’il n’y a qu’une seule gare (Montpellier Sud de France, fin 2017, NDLR) sur le tracé du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM), la SNCF menace de ne pas faire circuler de train, lâche, sous forme de bombe, Claude Liebermann, ingénieur (photo), qui fut en charge pour l’Etat du plan de financement du CNM, jeudi 30 mai, lors d’une réunion publique sur la gare nouvelle de Montpellier. Plus vite la gare de Manduel se fera, plus le bilan financier de l’exploitation du CNM sera équilibré. »
A la lumière de cette analyse, les désaccords "gardo-gardois", entre Jean-Paul Fournier, président de Nîmes-Métropole, et Damien Alary, président du conseil général du Gard, prennent une toute autre tournure. « Faire une ligne nouvelle sans train circulant dessus serait une catastrophe. Je rappelle que ce sont des fonds publics qui sont en jeu. Pour que la SNCF mette des trains sur cette ligne, il est indispensable qu’il y ait le plus rapidement possible les deux gares », a martelé le conseiller général du Puy-de-Dôme. « On sent tout de même, dans les positions récentes des élus du Gard, une certaine évolution, plutôt convergente », rassure-t-il. RFF table pour un lancement des études en 2014, et une mise en service à l'horizon 2019-2020.

Montpellier : signature du contrat à l’été 2014

La gare nouvelle de Montpellier (135 M€) est, elle, dans les clous. Le contrat de partenariat sera signé entre RFF et un consortium privé (cinq sont en lice à ce jour) « à l’été 2014 », a indiqué Pascal Bidan, directeur du CNM à RFF. Il a rappelé la spécificité de l’emplacement de la gare nouvelle Montpellier Sud de France : « L’interconnexion LGV/TER est privilégiée. Ce n’est pas le cas à Montpellier, où le site (face au château de la Mogère, face à Odysseum, NDLR) a été choisi par rapport au projet urbain, anticipé depuis des dizaines d’années. » « Ce quartier n’est pas une gare, c’est un nouveau quartier qui se prépare, avec ses habitations, des services aux entreprises », a ajouté la députée de l’Hérault Anne-Yvonne Le Dain.
Pascal Bidan a défendu la procédure de partenariat public-privé (PPP), utilisée à la fois pour financer le CNM et la gare nouvelle de Montpellier. « Sans PPP, le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier ne serait pas en phase de réalisation à ce jour ! » A.-Y. Le Dain ajoute : « S’il faut passer par un PPP pour la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (non décidée à ce jour, NDLR), faisons-le : l’Etat est impécunieux ; l’Agglo et la Région ne débordent pas d’or. Or, il y a nécessité que cette ligne se fasse. »
Le CNM est la première ligne mixte (grande vitesse et fret) réalisée en France. Sa vocation est de décharger la ligne actuelle des trafics TGV et fret, pour permettre une montée en puissance des TER. Néanmoins, des TGV continueront à desservir la gare centrale de Montpellier Saint-Roch, et des TER devraient desservir, à terme, la future gare Montpellier Sud de France. Une future gare que Virginie Wagner, responsable de projets gares nouvelles à RFF, veut « facile, lisible, et adaptée aux usages, en 2017, à Montpellier ».

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