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Languedoc-Roussillon
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BTP
| 13/12/2010

La formation : une priorité pour le bâtiment, selon le président de la FFB

Didier Ridoret, président de la Fédération Française du Bâtiment (2e sur la photo, en partant de la gauche), a mis la formation au coeur des enjeux des entreprises du secteur, vendredi 10 décembre lors d’une table ronde organisée au salon Energaïa. Celles-ci doivent relever le défi de la performance énergétique dans les prochaines années (RT 2012, BBC) pour prendre leur part du gâteau - 600 Md€ de travaux de rénovation d’ici à 2050 au niveau national, 30 Md€ en L.-R.
« Il faut être prêt, a-t-il déclaré. Nos entreprises pratiquent le développement durable en permanence. Nous avons beaucoup de travail à faire. Le travail de formation gigantesque qui a commencé doit se poursuivre. Nous ne sommes pas assez nombreux à nous former pour répondre à la future demande. C’est un cap nécessaire et incontournable. Il n’y a pas de marché s’il n’y a pas d’offre. Il est important que les entrepreneurs prennent leur destin en main. Nous devons être visibles sur le marché de la performance énergétique. Beaucoup d’adhérents me reprochent le niveau de qualité qu’on essaie d’imposer à travers nos démarches - Les Pros de la Performance Energétique, Bâtir avec l’Environnement. Mais il faut de la qualité pour crédibiliser le marché de la performance énergétique. Sinon, ce marché disparaître ou s’amenuisera. »

L'argument du confort d'été

Alain Maugard, président de Qualibat, a renchéri : « Les engagements du bâtiment sont faciles à vérifier. Les entrepreneurs ont une obligation de performance de l’ouvrage réalisé. Il faut des entrepreneurs compétents pour arriver à cette performance. Il n’y a pas d’autre sens historique que de devenir très compétent, et l’ensemble de la profession est concernée. » Il a insisté sur la nécessité d’agir sur le parc ancien. « Le parc bâti se renouvelle très lentement, à raison de 1 % par an. Il faut travailler sur le stock si on veut avoir des effets rapidement. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire des efforts sur le nouveau bâtiment : le bâti existant n’en paraîtra que plus obsolescent ! »
Les particuliers restent difficiles à convaincre, a rappelé Thierry Laffont, délégué régional adjoint de l’Ademe L.-R. « Ici, les gens sont plus sensibles au confort d’été, c’est un enjeu de plus en plus prégnant, alors que les économies d’énergie sont moins palpables que dans des régions au climat moins clément. » Pour déclencher de façon plus massive l’acte d’achat, l’Ademe va communiquer sur trois idées fortes : « Le confort d’été, les économies sur les factures et la valeur patrimoniale du bien. »
Chacun a son rôle à jouer pour relever le défi, ont rappelé les intervenants. Didier Ridoret s’est ainsi adressé au législateur (« La réglementation doit rester stable. On ne peut pas travailler sur le long terme si la réglementation change en permanence ») et aux maîtres d’ouvrage : « Ils ont une part à jouer. Si demain, dans les appels d’offres, ils se montrent exigeants sur qualité des entreprises et vigilants sur les qualifications liées au développement durable, ça va nous aider au développement du marché. »

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