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Pyrénées-Orientales
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Immobilier
| 9/02/2012

La Fnaim 66 prévoit un recul de 15 % de l’activité en 2012

Selon Alexis Mélidonis, président de la Fnaim 66 et dirigeant de l’agence ARIS (Perpignan, 13 salariés, CA : 1 M€), les agences immobilières des P.-O. devraient « connaître en 2012, selon les études de la Fnaim, un recul d’activité de 15 % dans un marché en baisse, lui aussi, de 5 %. » Une prévision pessimiste, qu’il impute à une période électorale nationale ou encore à la baisse du moral des ménages en raison de la crise. Même s’il juge qu’en 2011 le marché est resté soutenu avec une activité au rendez-vous, il pense que « les décisions gouvernementales comme la réforme sur les plus-values immobilières, la suppression du prêt à taux zéro dans l’ancien, la suppression de la loi Scellier à partir du 1er janvier 2012 mettent un coup de frein à l’activité. »
Le COS un « faux problème »
Selon lui, la hausse de 30 % du Coefficient d'occupation des sols (COS), visant à accroître le nombre de logements en limitant l’impact sur le foncier, « risque surtout de faire monter le prix du foncier, qui est déjà cher. En contrepartie, si le nombre de chantiers s’accroît significativement le prix de l’immobilier peut baisser. » Pour autant, Alexis Mélidonis pense que « si la règle est bien encadrée, ce peut être une bonne chose pour la densification dans le neuf. Je suis plus sceptique pour l’ancien en raison des problèmes techniques ou encore dans les lotissements classiques avec le risque d’éclatement des abris. » Pour lui, la question du COS est un faux problème. « La grande majorité des constructions pavillonnaires des P.-O. ont un COS inférieur de 20 à 30 % à celui autorisé. Cela a conduit les promoteurs-aménageurs à calibrer la Shon afin d’en conserver pour intégrer des collectifs au programme, depuis ces dix dernières années ».

Appel aux banques
« L’activité de nos agences est moins impactée par le développement du marché du particulier à particulier via internet, souligne Alexis Mélidonis. On assiste à un retournement des mentalités. Ces sites, non professionnels, ont souvent proposé des produits non ciblé, peu qualitatif voire surévaluer au niveau du prix. Toutefois, cela a eu pour effet une baisse générale du montant des honoraires des agences. » Fort de ce constat, le président de la Fnaim 66 s’interroge sur les perspectives 2013 : « L’activité dépendra du système bancaire dans l’accompagnement des ventes. Le marché ne peut pas se passer de lois de défiscalisation qui contribuent à maintenir la confiance des ménages ».
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