La fin de l'occupation de l'usine de la Sam votée pour lundi
Les anciens salariés de la Société aveyronnaise de métallurgie, réunis en assemblée générale jeudi soir, ont voté la fin de l'occupation de l'usine, a-t-on appris, le 22 avril. Ils mettent ainsi un terme à 151 jours d’occupation. Cette décision prendra effet lundi à midi, lorsque « la société de gardiennage, placée sous la responsabilité de la communauté de communes de Decazeville, prendra le relais », a affirmé à La Lettre M la déléguée syndicale CGT Ghislaine Gistau. Cette décision intervient suite à un accord trouvé entre les mandataires judiciaires et les collectivités locales permettant de répondre aux principales revendications des anciens salariés : la sécurisation de l’usine et la préservation de l’outil de travail.
« Nous avons obtenu des garanties signées et c'est un victoire pour le projet industriel, s’est félicitée Ghislaine Gistau. Mais on ne peut pas oublier que 333 salariés ont été licenciés et affectés par la situation. » Si une page se tourne pour l'usine, un autre chapitre attend quelque 300 ex-salariés. Ils ont assigné individuellement devant le conseil de prud'hommes de Rodez le groupe chinois Jinjiang, qui a racheté la Sam en 2017, pour « irrespect des engagements pris» et Renault pour « co-emploi ».










