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Languedoc-Roussillon
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Eau - Environnement
| 2/10/2009

La filière eau dénonce des appels d'offres trop bas

« Si tout le monde se félicite des appels d'offre extrêmement bas en ce moment, certaines de nos entreprises commence à donner des signes d'asphyxie », s'inquiètent les représentants des entreprises de la filière eau en région, Swelia. Les donneurs d'ordre public, vers lesquels une grande partie des entreprises de l'eau se sont tournées en ces temps de crise faute de commandes privées, sont désignés comme les premiers responsables. Il leur est reproché de privilégier les prix bas, voire même, pour certains, de demander un rabais après l'ouverture des plis. « Il faut que cette commande publique soit attribuée dans des conditions vertueuses », poursuit Guy Bessière, président de Swelia . « Le code des marchés publics donne la possibilité de diversifier les critères d'attribution, ce que beaucoup de donneurs d'ordre ne font pas. » Selon les représentants de la filière, pour pouvoir s'aligner sur des prix les plus bas possibles, les entreprises en viennent à réduire leur budget au maximum en ne renouvelant pas leur matériel, en arrêtant les embauches d'intérimaire et la formation de leur salariés et en allant même jusqu'à puiser sur le fond propre. « Tout cela va finir par avoir des conséquences sur la qualité et la sécurité des chantiers », redoute Guy Bessière.
Le réseau Swelia rassemble 66 entreprises de la filière eau (sur 300 à 350 au total). Ces PME-PMI et groupes implantés en L.-R. représentent environ 65 % de l'activité totale pour un CA de 700 M€ et 4 000 emplois.
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