La feuille de route de Ludovic Gatti, président du Medef Tarn
Réélu pour un second mandat à la tête du Medef Tarn, Ludovic Gatti (par ailleurs PDG de Sigma - Société informatique de gestion maintenance assistance - une quinzaine de salariés, CA 2020 : 2 M€, siège à Couffouleux) compte bien consolider « l’ancrage du syndicat patronal dans le Tarn ». Après avoir changé les statuts et le mode de gouvernance du Medef Tarn (conseil d'administration élargi à 12 personnes dont des femmes chefs d’entreprise), Ludovic Gatti veut consolider deux axes majeurs que sont la gestion des mandats (Prud’hommes, Caf, Urssaf, Mission jeunes Tarn nord et sud, Cap Emploi, Université Champollion) et le service aux entreprises.
Trois nouvelles commissions
« Nous ouvrons trois commissions de réflexion, annonce-t-il à La Lettre M. L’une sur la santé au travail, la deuxième sur l’emploi et la formation, la dernière sur les baux commerciaux. » Des thématiques inspirées des attentes des entreprises adhérentes (environ 200, soit quatre fois plus qu’il y a deux ans). « Aujourd’hui la reprise de l’activité est bien là, mais elle est entravée par plusieurs facteurs dont une grande difficulté à embaucher, faute de candidats et de compétences. Nous voulons identifier les besoins des entreprises et les points de blocage à lever, les actions à mettre en œuvre pour que la formation réponde au plus près aux besoins des entreprises. » Autre objectif : participer avec tous les acteurs économiques du Tarn au remaillage économique du département. « Ce remaillage doit être encouragé et nous participerons à tout ce qui sera organisé en ce sens », affirme encore Ludovic Gatti. Le Medef du Tarn veut aussi œuvrer au maintien du dialogue social et accentuer la visibilité du syndicat et celles de ses adhérents par des manifestations régulières.
Ludovic Gatti a pris la tête du Medef Tarn à la suite de la démission de Christophe Chabert en octobre 2018. Le Medef était alors en pleine affaire « Guy Audu », du nom de l'ancien délégué général du Medef Tarn, soupçonné puis condamné en 2020 pour avoir détourné 600 k€ des comptes de la médecine du travail et de Tarn Capital Investissement qu'il présidait alors.










