La CRMA vote pour la création d'une université régionale des métiers et de l’artisanat
La chambre régionale de métiers et de l’artisanat a voté ce lundi 21 décembre son budget 2010, d’un montant de 10,4 M€ (près de 10 M€ en 2009). Parmi ses objectifs pour l’an prochain, la chambre régionale entend accroître l’efficacité du dispositif d’accompagnement des artisans. Selon le rapporteur de la commission du développement économique, 270 entreprises devraient être accompagnées en 2010 dans leur projet innovant. Autre projet d’envergure : la mise en place de l’université régionale des métiers et de l’artisanat. La décision d’en demander la labellisation a été votée à l’unanimité. « C’est un moyen de tirer vers le haut nos formations », estime le président régional, André Sylvestre. Des partenariats avec l’enseignement supérieur (université, IUT, école des mines d’Alès…) seront tissés dans le cadre de cette université hors-mur.
La crise toujours présente
L’assemblée générale de la chambre régionale de métiers était aussi l’occasion de faire un tour de table sur la situation économique de l’artisanat dans les différents départements. Pour le président catalan, qui présentait également son site de référencement de l’ensemble des artisans du département (www.choisirunartisan.fr), « les P.-O. sont en pleine crise ». Le président de Lozère estime de son côté que son département « entre dans la crise. Les chiffres sont très inquiétants. Les carnets de commande ne se sont pas renouvelés en 2009 et il y a 67 % de demandes de permis de construire en moins au 1er semestre 2009. Aucune reprise n’est annoncée pour 2010 ».
Le Gard et l’Hérault rassurés
Dans le Gard, la situation semble moins alarmante. « Pour la première fois, on observe une diminution des délais de paiements. Il y a moins de dépôts de dossier au tribunal de commerce. Mais la prudence reste de mise ». Sur ce département, 14 à 15 % des artisans se sont radiés du registre des métiers pour devenir autoentrepreneur. Le président de l’Hérault observe de son côté une petite tendance au retour vers le statut d’artisan : « Des gens installés autoentrepreneurs essayent de faire marche arrière ». Concernant le nombre d’apprentis, « après une baisse très importante des demandes, nous avons retrouvé aujourd’hui des chiffres satisfaisants avec 1 800 dossiers ».










