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Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 22/06/2010

"La crise du logement persiste", selon Marc Pigeon

A la veille du congrès annuel de la Fédération des promoteurs constructeurs, les 24 et 25 juin à Marseille (thème : « promoteur immobilier, un engagement citoyen »), le président montpelliérain Marc Pigeon se livre auprès de nos confrères du Moniteur du BTP, le 18 juin.
« La crise du logement persiste, déclare-t-il. Elle se traduit par une faible production et la perception par nos concitoyens d’un décalage qui va croissant entre le prix de l’immobilier et leurs revenus. Dans le monde de l’immobilier et du logement, je dirais que l’on est toujours en crise (…) Il nous manque environ 30 000 logements pour satisfaire les aspirations de nos concitoyens à accéder à la propriété. Et je ne me prononcerai pas sur la pérennité de la reprise, car rien n’est jamais durable. Les dispositifs (de défiscalisation, ndlr) se succèdent, mais avec des espérances de vie limitées. »
Le patron de Roxim ne masque pas ses inquiétudes : « Jamais, depuis quinze ans, l’accession à la propriété n’a été aussi faible (…) La déductibilité des intérêts d’emprunt est onéreuse et a peu d’effet sur le pouvoir d’achat immobilier puisqu’on en bénéficie après l’acquisition. Il convient de resolvabiliser les ménages en amont (…). A la lumière du succès du Pass Foncier, le cumul d’un prêt sans intérêt et d’une avance à remboursement différé me paraît un puissant levier de resolvabilisation. »


Favorable au Grenelle 2

Concernant les éventuelles dérives de la loi Scellier : « L’objectif est de construire là où sont les besoins et de prévenir les dérives. J’avais proposé en septembre dernier une baisse des plafonds de loyers et le recalibrage de certains zones – notamment la zone A – pour s’ajuster au plus près du marché. Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme, veut aussi revoir certains secteurs où la demande est faible. Nous sommes donc sur la même ligne. J’ai adressé deux nouvelles propositions au ministre : la première, pour limiter l’élargissement du Scellier à des secteurs de la ville de zone C (la moins tendue, ndlr) (…). La seconde pour permettre à l’investissement privé de participer à nouveau au développement d’une offre locative sociale. »
Sur le Grenelle 2 : « Le bâtiment est unanimement reconnu comme un élément positif de la loi. D’ailleurs, tous les acteurs de la filière ont pris en compte cette démarche environnementale. »

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