La coopération agricole veut revoir son modèle économique
A l'occasion de l'assemblée générale de la fédération régionale de la coopération agricole (40 000 adhérents, 2,2 Md € de CA, 7 500 etp), ce 30 juin, son président Joël Castany annonce l'ouverture d'une grande réflexion sur "le futur projet économique de la coopération du Languedoc-Roussillon".
Piloté par Boris Calmette (président de la cave coopérative Terroir de la voie domitienne) et le céréalier Régis Serre (Arterris), ce projet économique est appelé à se développer autour de cinq axes. Concernant la viticulture, l'objectif est d'augmenter la productivité en consacrant 20 à 30 % à un marché de différenciation et 70 à 80 % à l'agroindustrie avec du vin en vrac. L'objectif est également de mutualiser les moyens au niveau de la commercialisation. "Cela devrait permettre d'atteindre les 3 500€/ha (prix du raisin à l'entrée en cave, ndlr) contre moins de 3 000€ aujourd'hui", explique Boris Calmette. Autre axe de travail: l'eau, "dont l'accès doit être favorisée au plus grand nombre". "Il faut également travailler sur de nouvelles méthodes de production qui impliqueront une augmentation des rendements tout en restant écologiquement responsable", poursuit-il. Le développement des énergies renouvelables, notamment la chimie du végétal, ainsi que celui des circuits courts constituent les 4e et 5e piliers du projet. Les porteurs du projet doivent également travailler sur la mise en place d'un Scot agricole territorial, en partenariat avec la Région. Prochain rendez-vous fixé après les vendanges, à l'automne, pour un démarrage espéré début 2011.
Un Fonds d'investissement de 10 M€
L'assemblée générale a également été l'occasion pour le directeur de la FRCA, Olivier Rives, de présenter le futur Fonds d’investissement de proximité régional, qui devrait être doté de 10 M€ et opérationnel à l'automne (cf Lettre M du 30 mars).
Fabrice Verdier, président de la commission agriculture-viticulture-pêche au conseil régional, a quant à lui annoncé que serait votée le 23 juillet prochain une dotation de 240 000€ pour la mise en place d'un observatoire économique et des actions de développement durable comme le bio mais aussi "l'agriculture durable". "Dans les quatre ans qui viennent, les cantines devront toutes consommer des produits Sud de France, gage de qualité", indique-t-il.










