La chambre régionale des comptes loue la résistance du Port de Sète à la crise sanitaire
La chambre régionale des comptes d’Occitanie loue, dans un récent rapport, la bonne tenue des comptes de l’établissement public régional Port de Sète Sud de France après la pandémie. L’EPR a pu « faire face aux conséquences immédiates de la crise sanitaire grâce à un niveau élevé de trésorerie. Il dispose de provisions élevées abondant le fonds de roulement », note l’autorité. La capacité de désendettement du port est passée de 6,1 ans en 2014 à 4,2 ans en 2020, soit une baisse de 6 % en moyenne par an. Selon la chambre, le port dispose de marges de manœuvre pour financer ses dépenses d’équipement. La Région doit investir près 100 M€ dans les trois prochaines années, notamment dans la zone industrielle fluviométrique (Zifmar).
68 % investis dans le port de commerce
Le gestionnaire prévoit ainsi d’investir dans le renforcement de la digue de la zone et dans « l’aménagement du casier dans la Zifmar pour 7 M€ afin d’accueillir le transit des véhicules exportés qui doit intervenir en 2023. Mais aussi dans la construction des quais I1 et I2 pour 36 M€. » Sur la période allant de 2014 à 2020, 47,5 M€ ont été investis par le Port de Sète Sud de France, dont 68 % pour le port de commerce, 17 % pour le port de pêche et 14,8 % pour le port de plaisance. L’EPR évalue par ailleurs à 240 M€ les investissements portés par les opérateurs privés depuis 2014. Le financement propre a permis de couvrir 64,1 % des dépenses d’équipement.
Des perspectives sur le ferroviaire
La chambre régionale des comptes pointe également une croissance constante de l’activité sur une majeure partie de la période d’études. « Le chiffre d’affaires global a progressé de 6,1 % en moyenne annuelle entre 2014 et 2019. La part de l’activité du port de commerce représente 79,3 % du chiffre d’affaires de l’EPR », précise l’institution dans son rapport qui pointe cependant une « baisse du chiffre d’affaires contenue à 9,2 % pour 2020 ». Concernant les perspectives de développement, la chambre régionale des comptes préconise le développement du ferroviaire. « Les travaux d’aménagement de la nouvelle plateforme ferroviaire, livrée en 2021, et le développement du trafic maritime en provenance de Turquie - 80 000 remorques maritimes annuelles contre 30 000 initialement - doivent permettre une augmentation du trafic. » Le trafic actuel représente 450 trains, soit l’équivalent de 10 000 remorques transitant par le port de Sète-Frontignan et 450 kt.
Un impact certain sur l'écosystème local
Le rapport pointe par ailleurs un impact non négligeable de l’EPR sur l’écosystème local. Citant une étude réalisée par le cabinet Elan, datée de 2017, l’activité portuaire « générerait 1 540 emplois directs et 1,03 Md€ d’activités directes. Le port de commerce serait à l’origine de 720 emplois directs et de 954 M€ de chiffre d’affaires. » Le port de pêche représenterait, lui, un chiffre d’affaires de 74 M€ pour 667 emplois. Les retombées de l’activité plaisance seraient de 8 M€ de chiffre d’affaires et de 150 emplois. En projection, l’impact du port s’établit à 1 970 emplois directs et 1,35 Md€ d’activités sur l’année 2020. Un nouveau bilan de l’impact économique du port doit prochainement être réalisé.
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