La cerise régionale n’a pas la pêche
Sans doute trop chère pour le portefeuille des Français, la cerise (10 % de la production nationale en Languedoc-Roussillon) ne trouve pas preneur sur les étals. Résultat : les cours sont en chute libre. « La saison s’arrête dans une semaine et j’ai déjà laissé les 3/4 de ma production pourrir sur l’arbre », se désole José Saqué, exploitant à Céret (P.-O.), président de Primélice, une marque émanant du syndicat de promotion de la cerise de Céret. « On nous demande de vendre notre production à 1 € le kilo aux épiciers. Or à moins de 2 €, il n’est pas rentable pour moi de cueillir. » Même constat à la chambre d’agriculture du Gard pour Jean-Luc Brial, responsable de la filière fruits et légumes : « Après deux années de gel et de grêle, la production est au rendez-vous, mais pas l’acheteur final. »










