Languedoc-Roussillon
Institutions
La CCI L.-R. renforce son équipe dirigeante
La CCI Languedoc-Roussillon, qui gère depuis le 1er janvier 330 des 1 250 salariés des neuf CCI territoriales, a renforcé son équipe dirigeante en prévision de cette échéance. Autour de Pierre Batoche, directeur général depuis 2006, et sous la présidence de Bernard Fourcade, s’est constituée une équipe régionale avec Guillaume Hamerel, DGA en charge des finances, Didier Berni, DRH régional, Dominique Crayssac (photo), directeur du CFA régional, Véronique Foppole, directrice des achats, et Denis Victoria, directeur du système informatique régional. « Le recrutement des cadres régionaux a été effectué dans le réseau régional, sur la base du volontariat », indique Pierre Batoche.
Les personnels des Services industriels et commerciaux des CCI (ports, aérodromes, parcs des expositions), ne sont pas concernés par ce changement de statut, qui a eu lieu sans difficulté majeure, selon la direction de la CCI L.-R., et un représentant syndical, interrogés par La Lettre M. « Notre objectif est de baisser la masse salariale et de mutualiser les moyens des différents chambres », indique le directeur général. La masse salariale représente 60 % du budget de la CCI L.-R., qui s’élève à 54 M€ en 2013. Avec la formation, le budget des CCI du Languedoc-Roussillon atteint 100 M€.
Harmonisation
« Désormais, les recrutements des cadres seront directement signés par le président régional, Bernard Fourcade, en accord avec les présidents territoriaux », explique Pierre Batoche. « Nous envisageons également de déléguer aux présidents des CCI territoriales le recrutement des agents d’exécution ». Le passage à un employeur unique a obligé à une harmonisation des horaires, RTT, remboursements de mutuelles, allocations d’ancienneté, et autres avantages sociaux, très disparates jusqu'ici entre les différentes CCI de la région. Les salariés des neuf CCI concernés par ce changement d'employeur travaillent désormais 37h30 par semaine (contre 38h, auparavant, à la CCI de Montpellier). « Les petites CCI y ont gagné, pas les CCI de Montpellier et Nîmes », estime Franck Castanet, délégué CFDT à la CCI de Montpellier. « Par exemple, à Nîmes, les primes de transport versées selon l’éloignement des salariés ont disparu ». Il dénonce par ailleurs « un passage en force de la part de la direction régionale ». « Tout a été fait dans les règles et dans la concertation », assure le directeur général. « Il est vrai que certains salariés y ont perdu à Nîmes. Mais nous allons prendre des mesures correctives individualisées pour les salariés concernés ».










