La CCI du Gard poursuit sa mue
« Il n’y a pas de nouveau départ prévu à la CCI du Gard ». Le 21 mai, Éric Giraudier, président de la chambre consulaire gardoise (197 ETP, budget 2018 : 15 M€), présente la nouvelle équipe dirigeante de la CCI composée de Philippe Lyx : directeur général, Delphine de Courson : directrice administrative et financière et Salomé Vaudez : chef de projet communication et relations presse. « Nous avons mené trois réorganisations depuis 2017 et la fusion des CCI Nîmes-Alès, il n’y en aura pas d’autres. » Des réorganisations qui ont permis d’accompagner les réductions des ressources financières octroyées par l’État et d’en limiter l’impact. « En 2019, nous accusons une baisse de 15 % de la TFC (taxe pour frais de chambres consulaires), mais d’un autre côté nous avons pu réaliser 15 % d’économies. Il n’y aura donc pas de baisse budgétaire en 2019. » 1,5 M€ d’économies de fonctionnement ont été comptabilisées sur l’activité formation. « Notre nombre d’apprentis a grimpé de 18 % cette année », explique Éric Giraudier.
Déménagement
L’installation dans la Maison de l’entreprise (4 536 m2, parc Georges Besse), prévue courant 2021, devrait également permettre de réduire les frais de fonctionnement de la CCI. Au lieu des 5 bâtiments actuels, la CCI n’en comptera plus que 3 : le siège au parc Georges Besse à Nîmes, le Lycée de la CCI et le CFA à Marguerittes. Les formations et l’incubateur seront répartis entre ces 3 sites. Une maison du commerce devrait toutefois voir le jour en centre-ville de Nîmes afin de garder un point d’ancrage destiné aux commerçants. « Les discussions avec la Ville de Nîmes sont en cours pour trouver le site, idéalement dans l'Écusson. Nous espérons que la Ville pourra supporter le coût de cette installation. »
Revenus
Autre démarche génératrice de revenus pour la CCI, la délégation de la gestion de certains de ses équipements, à l’instar du parking poids lourds KM Delta dont elle est propriétaire. Il est depuis quelques jours géré par Edeis qui versera une redevance annuelle de 100 k€ à la CCI 30. « Nous avons aussi fait une demande de déclassification auprès de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile, NDLR) pour l’aérodrome de Deaux afin de pouvoir le louer ou céder à un acteur privé. Pour l'instant ce n'est pas possible » Deux pistes privées sont actuellement à l’étude explique Éric Giraudier qui espère une issue rapide. « Depuis 15 ans, il n’y a pas eu 1€ de travaux sur ce dossier et nous n’avons pas le droit d’y investir. »










