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Infrastructures
| 3/06/2010

La CCI de Montpellier veut le dédoublement de l’autoroute A9

Rudy Iovino, président de la CCI de Montpellier, a pris clairement position pour le dédoublement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier, jeudi 3 mai, lors d’une conférence de presse.

Richard Thélène, président de la commission aménagement du territoire à la CCIM, s’est appuyé sur des arguments d’ordre économique, sécuritaire et environnemental.
Côté économique, « la saturation de l’autoroute A9 aux sorties de Montpellier le matin et lors des migrations saisonnières fait perdre beaucoup de temps et d’argent aux entreprises locales ; Cet engorgement entraîne une perte d’accessibilité à la ville, et crée une asphyxie autoroutière régionale dès qu’un camion se couche. De plus, on ne peut pas envisager de poursuivre la construction des rocades à l’est et à l’ouest de Montpellier tant que ce premier tronçon n’est pas mis en place, sur une portion à définir. »
"Pas la panacée"
Côté sécurité routière, Richard Thélène évoque le risque de collisions entre un camion et la file d’attente qui remonte tous les matins, du lundi au vendredi, sur la bande d’arrêt d’urgence, notamment à la sortie Montpellier Est (Zénith). « Les aménagements d’ASF ont augmenté les capacités de stockage de voitures sur les bretelles, mais ça reste marginal, et ça ne résout pas le problème de fond. »
Selon Rudy Iovino, le projet de dédoublement de l’A9, frappé d’un avis défavorable des commissaires enquêteurs en mars 2006 mais relancé par une DUP signée en avril 2007, est environnemental : « Moins d’embouteillage, c’est moins d’émission de CO2. Tout ce qui favorise les flux fluides est positif pour l’environnement. »
D’après lui, le dédoublement de l’A9 n’est pas la panacée : « Le seul dédoublement ne suffira pas à régler le problème d’accessibilité du centre-ville, point essentiel pour le développement du commerce. Mais c’est une étape nécessaire, qui préfigure une connexion de la déviation est et du contournement ouest sur l’autoroute actuelle (qui serait transformée en boulevard urbain, ndlr). On se positionne pour, ce qui n’exclut pas d’agir pour le développement d’autres modes de transport dans l’agglomération. »
Le dircab de Borloo à Montpellier

Sur le dossier de l’A9, l’heure est au lobbying, et pour cause : alors que le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo fait attendre sa décision depuis plus d’un an, son directeur de cabinet Jean-François Carenco est annoncé à Montpellier le 27 juin. Le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau lui emboîtera le pas le 5 juillet pour inaugurer le raccordement de l’A9 et de l’A75 à hauteur de Béziers.
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