La Capeb L.-R. ne voit pas les effets du plan de relance
Patrick Issaly, président de la Capeb Languedoc-Roussillon, a affirmé ce matin à Nîmes qu’il ne croyait pas aux effets du plan de relance pour l’artisanat du bâtiment, dans la région. « L’Etat injecte de l’argent, mais les marchés sont bradés à – 20, - 30 et parfois – 50 %. D’autre part, cet argent bénéficie à des sous-traitants, qui ont recours à une main d’œuvre polonaise ou portugaise, trois fois moins chère qu’en France ». De son côté, le président de la Capeb Gard, Antoine Marquès, qui recevait les représentants de la Capeb L.-R. et de la Capeb Paca dans le cadre d’une rencontre inter-régionale, a estimé que le régime de l’auto-entrepreneur « légalisait le travail au noir. Dans le Gard, il existe 800 auto-entrepreneurs, dont près de la moitié sont inscrits à l’ANPE ».
Selon la Capeb, la situtation des artisans s’est notamment dégradée dans deux départements du Languedoc-Roussillon, dans le Gard et les P.-O. « 40 % des entreprises victimes de défaillances dans le Gard sont issues du secteur du bâtiment et de la construction », affirme Pierre-Luc Petit-Delcleve, directeur de la Capeb Gard. Sur 165 entreprises contactés par la Capeb Gard en juin, 33 % constataient une baisse de leur activité et 25 % envisageaient de licencier.










