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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 10/02/2012

La Banque de France prévoit une année morose en L.-R.

Un « fort ralentissement attendu de la croissance », un investissement des entreprises qui « peine à redémarrer », des effectifs « tout juste préservés » : la direction régionale de la Banque de France prévoit une année 2012 plutôt morose aux entreprises régionales, sur la base d’une enquête réalisée en janvier auprès d’un échantillon représentatif de chefs d’entreprises languedociens. L’année 2011 a été marquée dans la région par « un sensible développement de l’activité, mais un ralentissement en fin d’année », « une part croissante des exportations dans l’industrie et le commerce de gros », une hausse des effectifs, « notamment dans l’intérim », « des marges en repli, sauf dans les services et l’hôtellerie de plein air », et « un effort d’investissement modéré ».

Industrie : croissance modérée. La Banque de France prévoit une croissance de 4,4 % de l’activité des industriels régionaux, contre 6,4 % en 2011. L’activité avait chuté de – 7,6 % en 2009, au plus fort de la crise, avant de remonter à 2,7 % en 2010. La croissance sera plus forte en 2012 pour les industries manufacturières (+ 4,6 %) que pour les industries extractives (+ 2,1 %). « Le marché extérieur permettra à l’industrie de progresser », estime Simone Kamycki, responsable du service des affaires régionales. Les exportations seraient en hausse de 6,7 %. Les investissements (- 0,7 %) « vont s’inverser par rapport à 2011. L’investissement immobilier repartirait en 2012 (+ 3 %), tandis que l’investissement en équipement baisserait ». 55 % des entreprises industrielles régionales prévoient une rentabilité stable, 34 % en hausse. « Les entreprises bénéficieront en 2012 des mesures prises en 2011 », estime Simone Kamycki. En 2011, les effectifs du secteur, qui ont progressé de 2,9 % en 2011, avec une hausse de 12,1 % pour l’intérim, devraient rester stables (+ 0,5 %).
BTP : année difficile. « L’année sera difficile pour le secteur, avec la réduction des avantages fiscaux et la raréfaction des appels d’offres », estime Hervé Chauvin, délégué du domaine de la conjoncture pour le L.-R. L’activité devrait progresser d’à peine 1 % (contre 5,3 % en 2011). Les investissements progresseraient de 2,2 %, tandis que les effectifs reculeraient de – 2,2 %. « Cette baisse concernerait notamment le personnel intérimaire ». 63 % s’attendent à une stabilité de leur rentabilité, avec « un tassement pour le gros œuvre », et « une augmentation pour les TP ». En 2011, les effectifs avaient reculé de - 0,5 %, l’activité étant plus importante dans le gros œuvre (+ 8,2 %) et le bâtiment (+ 6,3 %) que dans les travaux publics (+ 2 ,7 %). « 2012 sera une année de transition avant une reprise des grands chantiers en 2013 ou 2014 ».
Services marchands : l’informatique au top. Les services marchands prévoient une hausse globale de 2 % de l’activité en 2012, contre 8,1 % en 2011. Elle sera plus importante dans l’informatique (8,2 %) que dans l’intérim (2,7 %), l’ingénierie (1,1 %) ou le nettoyage (1,5 %). Les effectifs devraient progresser de 2,1 % (8,8 % en 2011). « Les marges seront plus satisfaisantes en 2012 », estime la Banque de France. En 2011, les secteurs qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu en matière d’activité sont l’informatique (+ 15,1 %), l’ingénierie (+ 18,2 %) et l’intérim (+ 10,4 %).
Hôtellerie de plein air : toujours en hausse. L’hôtellerie de plein air, très importante dans la région, première de France par le nombre d’emplacements, devrait voir son chiffre d’affaires progresser de 3,9 % en 2012, ses effectifs de 1,9 % (2,1 % pour les CDI). En 2011, le CA du secteur a crû de 6,1 %, les effectifs de 3,7 %. 60,3 % du CA vient de la clientèle française (60,3 %), de l’hébergement locatif (57,2 % contre 32,9 % pour les emplacements nus), et des particuliers (27,4 % des tours operators, en progression). 45 % ont vu leur rentabilité progresser en 2011.
Commerce de gros : croissance. Le secteur du commerce de gros prévoit une hausse de 3,4 % de son CA, et de 4,8 % du CA à l’export. Les effectifs devraient rester stables (+ 0,1 %, contre + 5,3 % en 2011). 56 % prévoient une rentabilité stable. En 2011, le CA du secteur a augmenté de 6,1 %, l’export, représentant 14 % du CA global, étant en hausse de 10,4 %.
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