Journée de solidarité : ce que dit la loi
Instaurée en 2004 par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin après la canicule exceptionnelle qui avait sévi l'été précédent, la journée de solidarité est, pour tous les salariés*, un jour de travail supplémentaire, en principe non rémunéré, destiné à financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées. Depuis 2008, cette journée n'est plus fixée par défaut au lundi de Pentecôte (qui est redevenu un jour férié, mais pas obligatoirement chômé) et ses modalités d'accomplissement sont définies par convention ou accord d'entreprise/d'établissement, par accord de branche ou par l'employeur après consultation de l'instance de représentation du personnel.
Dans le secteur privé, plusieurs cas de figure sont donc désormais possibles :
- travailler pendant un jour férié tel que le lundi de Pentecôte (mais autre que le 1er mai, qui est obligatoirement chômé pour tous les salariés, sauf dans les établissements et les services qui ne peuvent pas interrompre leur activité) ;
- travailler lors d'une journée de RTT ;
- fractionner cette journée de solidarité en travaillant 7 heures de plus à un autre moment (le samedi par exemple).
* Des dispositions particulières existent toutefois pour les salariés de moins de 18 ans.
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