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| 29/03/2011

Jean-Pierre Moure veut intégrer l’aéroport et le littoral dans l’agglo

Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, a déclaré mardi matin, lors des 2es « P’tits déjs » de La Lettre M, organisés au Domaine de Verchant (Castelnau-le-Lez), qu’il souhaitait intégrer l’aéroport Montpellier Méditerranée et la frange littorale dans le périmètre de l’intercommunalité, sans toutefois donner de calendrier précis.

« Intégrer des communautés de communes comme celles du Pays de Lunel ou de l’Etang de l’Or (Palavas/Mauguio/La Grande-Motte, NDLR) ou Thau agglo (Sète/Frontignan), on en reparlera, a-t-il déclaré devant une centaine de décideurs régionaux. Aujourd’hui, ce n’est pas une urgence. Mais un jour, ce dispositif devra évoluer. Le périmètre actuel de Montpellier Agglomération (31 communes) ne correspond pas à la réalité de ses besoins et du monde de demain. Il est logique que l’aéroport soit dans le territoire de l’agglo. D’autant plus qu’à terme, nous comptons, aux côtés de la Région L.-R., acheter les parts que l’Etat vendra. Il en va de même pour le littoral : entre Montpellier et Palavas, c’est un mariage d’amour. » Le rapprochement avec Sète, voulu par Georges Frêche, n’est pas envisagé « avant 2014 (année des élections régionale et municipale, NDLR) ». Mais la démarche n’est pas abandonnée : « Ça me paraît judicieux, dans le temps, d’intégrer le port de Sète. »
Des contacts sont en cours avec Nîmes et Alès, plus pour des « conventionnements » que pour une fusion des entités.
Interrogé par Henri Frasque, rédacteur en chef de La Lettre M, Jean-Pierre Moure a rappelé le poids de l’Agglo en termes d’investissements : « On s’efforce d’être dans une dynamique d’investissements en 2011. Avec la "dream team", constituée de l’agglo et de ses satellites (Serm, Enjoy, TaM), les investissements s’élèvent à 1,3 Md€. C’est la vraie force de la maison Agglo. » Jean-Pierre Moure a classé ses trois priorités : « Economie, logements et transports. »

A9b : « Je suis assez optimiste »
Il a insisté sur l’importance de la réalisation du déplacement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier, alors que la Dreal L.-R. va organiser une concertation publique, ce printemps, sur le sujet. « Je suis pour un dédoublement long. La DUP (déclaration d’utilité publique) de 2007 a été confortée par conseil d’Etat. J’ose espérer que la concertation à venir sera le dernier tour de piste pour se rendre compte qu’il faut réaliser le tronçon Baillargues/Saint-Jean-de-Védas. On ne doit pas perdre de temps. La DUP est encore valide et financée par ASF (Vinci Autoroutes). Je suis assez optimiste. »
Jean-Pierre Moure a décliné les autres travaux qui découleraient de la réalisation de l’A9b, autant d’opportunités pour le BTP local : « Si l’A9 est dédoublée, nous pourrons raccorder la déviation Est et le futur contournement ouest de Montpellier sur l’A9 actuelle. En incluant la future gare TGV (La Mogère) et la requalification de l’A9 actuelle en boulevard urbain, c’est 3 Md€ qui seraient investis sur le territoire dans les cinq prochaines années. Si l’Etat donne son feu vert à l’A9b, je suis prêt à engager mon institution pour lancer un tour de table. Entre l’Etat, l’Agglo, le Département et la Région L.-R., on doit pouvoir y parvenir, sinon les responsables ne sont pas à la hauteur. » Tout en appelant à l’union sacrée : « Au niveau local, nous devons être ensemble, sur des dossiers comme l’A9b ou l’aéroport, l’entente est incontournable. »

Un 2e Scot en gestation

Dans un style qu’il forge au fil des semaines - sérieux et chaleureux, le maire de Cournonsec met souvent la main sur l’avant-bras de son interlocuteur, et multiplie les métaphores sportives -, Jean-Pierre Moure a fait deux grosses annonces : le prochain transfert de la compétence urbanisme des communes membres vers l’agglomération, et la préparation d’un deuxième Scot (schéma de cohérence territoriale). C’est donc l’agglo qui devrait gérer en direct un dossier phare comme l’aménagement de l’avenue Raymond Dugrand, retenu comme projet écocités au niveau national. « Ecocités, c’est l’équivalent du quartier Antigone. Il faudra 20 ans pour le réaliser. »
Côté logements, Jean-Pierre Moure, qui a cité a plusieurs reprises le nom de son prédécesseur Georges Frêche, a appelé à un effort des communes périphériques pour accueillir des logements sociaux. « Entre 5 000 à 5 200 logements sociaux sont produits chaque année, dont 1 300 à 1 400 logements sociaux. Le PLH préconise de répartir au maximum l’action en faveur du logement. Il y a dix ans, la répartition des logements sociaux étaient de 70 % pour la ville-centre et 30 % pour les communes. Il est aujourd’hui de 53/47 %. Mais il faut aller plus loin. »
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