Jean-Pierre Moure élu président de l’Agglo de Montpellier
Jean-Pierre Moure, 61 ans, a été élu président de la communauté d’agglomération de Montpellier, jeudi 2 décembre, par 86 voix sur 90. Le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, qui n’a pas présenté sa candidature, a recueilli deux voix. Deux bulletins étaient nuls. Le maire de Montpellier, qui revendique de longue date la présidence de l'agglomération, y a finalement renoncé, au vu d'un rapport de forces qui lui était très défavorable. Selon un proche de Jean-Pierre Moure, celui-ci était assuré de recueillir « 80 voix sur 90 » en cas de confrontation avec Hélène Mandroux.
« Je ne serai pas le président des villages, je ne serai pas non plus le président de la ville, pas plus que je ne serai celui d’un distingo centre/périphérie », a promis le maire PS de Cournonsec, 2 100 habitants, qui devient président de la première communauté d’agglomération de la région (31 communes, 412 000 habitants), dont le budget est le double de celui de la ville-centre. « J’ai été étonné que la candidature d’un petit maire puisse surprendre, a-t-il affirmé. Votre vote coupe court aux polémiques rétrogrades et à la tentation d’organiser nos communes selon leur importance. Mais qui donc voudrait voir renaître la vassalité à l’heure de la réforme territoriale ? »
Se posant dans la lignée de Georges Frêche, « qui restera "le Président" », Jean-Pierre Moure a dit vouloir « marcher ensemble » avec les élus, dans une « dynamique de projets ». Fustigeant « les ecueils de la réforme territoriale » et « la chape de la réforme fiscale », le nouveau président s’est inquiété du « recul de 2,1 % » de « l’investissement des collectivités locales » au niveau national, selon Dexia.« Notre anticipation nous a permis jusqu’à présent d’épargner les ménages et de maintenir un haut niveau d’investissement », s’est-il félicité. « À l’inverse de la tendance française, nos dépenses réelles d’investissement ont augmenté de près de 35 % en 2010, et, mieux encore, nous avons réussi la prouesse de diminuer l’encours de notre dette ». Assurant « ne pas avoir peur de la réforme » des collectivités, qui instaurera un vote au suffrage universel des conseillers communautaires en 2014, Jean-Pierre Moure a rappelé que l’Agglo avait été « la permière agglomération de plus de 200 000 habitants à adopter un Schéma de cohérence territoriale (…) Nous avions hier une longueur d’avance. Nous la conserverons demain au travers d’un Scot 2e génération ».










