Jean-Paul Alduy a été réélu ce matin à la présidence de l’Agglomération de Perpignan, forte depuis le 1er janvier de 36 communes et d’un nouveau statut d'Epic, suite à la fusion avec la communauté de communes du Rivesaltais-Agly et l’arrivée de la commune de Cabestany, imposée par le préfet. Jean-Paul Alduy a obtenu 128 voix face à Jean Vila, maire de Cabestany, qui a décroché 7 voix. « Sachez que je mesure avec lucidité la valeur de la confiance que vous venez de me témoigner. Il s’agit d’une mission qui a pour but de transmettre en 2014 aux futures équipes municipales un service public efficace par ses méthodes de fonctionnement et de décision et de mettre en œuvre un projet de territoire ambitieux », a déclaré Jean-Paul Alduy.
42 vice-présidents et 140 délégués
Lors de cette assemblée, les 140 délégués d’agglomération (139 votants) ont aussi élu les 42 vice-présidents. Canet-en-Roussillon, Barcarès, Saint-Estève auront 2 vice-présidents, et Perpignan 4, au prorata de leur population. André Bascou, ex-président de la CC du Rivesaltais Agly, est 5e vice-président tandis que Jean Vila est 6e vice-président. Lundi prochain, les délégations seront proposées aux délégués communautaires. Les représentants de l'Agglomération dans les différentes instances, commissions et syndicats seront désignés le 24 janvier.
Les craintes de Jean Vila
« Ma candidature reflète le caractère particulier de Cabestany dans l’Agglo, a expliqué Jean Vila. En effet, si nous siégeons, ce n’est ni le résultat d’une adhésion volontaire, ni celle de nos concitoyens. Nous voulons être force de propositions dans un intérêt unique, celui des habitants. Notre grande ambition est de faire de l’Agglo un laboratoire de la coopération intercommunale avec la participation des citoyens ». Comme d’autres maires de l’Agglo il a appelé à ce que les transports soient coordonnés avec le département, mais aussi l’eau et l’assainissement.
Une action en quatre dimensions
Jean-Paul Alduy, a rappelé que l’Agglo de perpignan était au 14e rang des agglos françaises. « L’action de PMCA, chaque action, chaque arbitrage, doit se définir en quatre dimensions dimensions : la mutualisation des moyens, la solidarité de l’archipel des communes, la compétition économique et l’emploi et le développement durable du territoire ». Selon lui, « c’est dans le domaine du développement économique que nous sommes les plus attendus. C’est cette compétence plus que toute autre qui légitime cette fusion ». Suite à la fusion, la communauté d’agglomération compte 1 022 ha de ZAE, 50 730 emplois et 15 000 entreprises, « voire plus avec le potentiel du Rivesaltais ». « Début 2013, ce potentiel sera à 50 minutes de l’aéroport international de Barcelone, dont la capacité vient d’être doublée ». Le président de l'Agglo a rappelé l’intérêt de « prendre le risque de l’investissement », qui conduit l’agglo à développer une image moderne, selon lui, et à accéder à l’économie de la connaissance. Il a également évoqué les possibles coopérations avec les territoires contigüs de l’Agglo, mais aussi avec les voisins catalans de Figuères, Gérone, et Barcelone en 2013.