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Hautes-Pyrénées
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Commerce - Artisanat
| 23/02/2021

Janécio promeut la mode responsable

Lancé en juin 2019, la marque de mode tarbaise Janécio attire l’attention : elle a déjà bénéficié d’un prêt d’honneur de la part du Réseau Entreprendre et est lauréate de la bourse French Tech Tremplin de Bpifrance. Sa jeune fondatrice Anaïs Goussy a décidé de prendre le contrepied des méthodes habituelles de la mode.
« À la différence des marques de pêt-à-porter qui produisent en masse avant de vendre, Janécio ne produit que sur commande pour éviter le gaspillage, et en Occitanie, pour limiter le bilan carbone ». Car Janécio revendique une mode « française, responsable et personnalisable ». Anaïs Goussy dessine ses modèles, les présente sur son site internet et propose aux clientes de choisir elles-mêmes les tissus de leur futur vêtement : une démarche haut de gamme qui vise à redonner de la valeur au vêtement.

Ouverture d'un atelier de production

Anaïs Goussy faisait jusqu’à présent confectionner l’intégralité de ses vêtements dans deux ateliers situés en Occitanie. À partir de la fin du mois de mars, elle va internaliser une partie de la production. « J’installe un atelier de production à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Grâce à un prêt bancaire et la bourse du Réseau Entreprendre, je vais pouvoir investir dans l’outil de production (20 000 €) et embaucher une première couturière », indique la chef d’entreprise. Autre nouveauté pour 2021, Anaïs Goussy prépare, accompagnée par la French Tech, « un outil innovant permettant de présenter le vêtement modélisé en 3D pour mieux se rendre compte de l’effet une fois porté ». Une fois validé, le dispositif pourrait être intégré au site internet de la marque.

L'importance de « l'expérience client »

Pour Anaïs Goussy, l’expérience client est un élément essentiel. « Il est indispensable que la cliente soit accompagnée dans son achat. C’est pourquoi, sur le site de Pau, je vais ouvrir un espace showroom afin d’accueillir les clientes. Je vais également constituer en cette année 2021 un réseau de conseillères qui auront pour mission d’accompagner les clientes potentielles ». Pour la fondatrice de la marque, qui estime que l’accompagnement est un critère indispensable, il est inconcevable de vendre ses créations dans des boutiques de pêt-à-porter. « J’ai fait quelques ventes dans des boutiques éphémères ainsi qu’aux Galeries Lafayette de Tarbes et Pau, mais toujours en assurant une présence aux côtés de clientes. »
En 2020, Anaïs Goussy a vendu environ 500 tenues. « J’avais commencé à développer des partenariats avec des hôtels et des restaurants pour concevoir les uniformes du personnel, mais la crise de la Covid-19 a mis un frein à ces projets », explique la fondatrice. Cette année, elle espère vendre environ 1 500 pièces et prévoit de s’entourer d’un stagiaire ou d’un alternant pour l’accompagner sur sa communication.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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