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| 18/02/2015

ITK souhaite lever entre 5 et 10 M€ pour accompagner sa croissance

ITK, entreprise spécialisée dans les outils d’aide à la décision pour l’agriculture, souhaite « passer du statut de PME à celui d’ETI », explique Eric Jallas, PDG, à l’occasion de la visite du préfet de région Pierre de Bousquet dans son entreprise à Clapiers le 17. Pour ce faire, le dirigeant indique envisager une nouvelle levée de fonds, de 5 à 10 M€. L’entreprise compte 43 salariés et réalise 94 % de son produit d’exploitation à l’étranger. Celui-ci a dépassé 3 M€ en 2014 et devrait monter à 3,7 M€ en 2015 avant de passer les 5 M€ en 2017. Trois personnes supplémentaires vont être recrutés dès 2015. « Le développement d’ITK pourrait passer par une opération de croissance externe », indique Laïd Hafssa, DG adjoint de l’entreprise. L’entreprise discute en priorité avec les investisseurs déjà présents au capital : le fonds de capital risque Starquest (400 K€ en 2011) et l’industriel américain Land O’Lakes, qui a pris une participation minoritaire dans l’entreprise à l’automne 2013.

Signature de grands comptes aux Etats-Unis
La volonté d’ITK de se développer s’appuie sur les succès commerciaux de ses produits, qui permettent aux agriculteurs de simuler les conditions météos et ainsi d’anticiper irrigation et intrants nécessaires pour les cultures visées. En Californie, ITK vient de signer avec le n°2 de la distribution de vin, Constellation, et s’apprête à contractualiser avec un autre, de même dimension, pour le déploiement de son produit Vintel, qui permet de simuler les conditions météos et donc d’anticiper le stress hydrique de la plante par de l’irrigation. Ces deux acteurs majeurs vont déployer dès 2015 la solution sur quelques dizaines de parcelles. L’intérêt pour ITK : une contractualisation B to C, sans intermédiaire, qui permet à l’entreprise de Clapiers de mieux valoriser sa propriété intellectuelle. Pour Eric Jallas, c’est l’un des enjeux forts pour le développement d’ITK. Devant le succès de ses produits déployés par des grands comptes, elle renégocie les contrats de licence afin d’en tirer de meilleurs profits. Sa solution Movida, développé pour Bayer afin de lutter contre l’oïdium et le mildiou, maladies de la vigne, en limitant les intrants, compte ainsi 1 000 utilisateurs pour 2 000 parcelles. La commercialisation a commencé il y a seulement un peu plus d’un an.
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