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Haute-Garonne
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| 24/03/2022

Investissements : l'opposition métropolitaine s'inquiète

Une partie de l'opposition a évoqué le 24 mars lors du conseil de Toulouse Métropole sa crainte de voir les investissements de la collectivité fragilisés par la situation sanitaire et géopolitique actuelle. « Après la crise de la Covid-19, le conflit en Ukraine a pour conséquence une montée des prix de l'énergie et des matières premières, avec un effet sur l'inflation et, demain, une possible hausse des taux d'intérêt, a déploré Karine Traval-Michelet, maire socialiste de Colomiers et vice-présidente de Toulouse Métropole. Nous devons rester vigilants et anticiper l'impact que cela pourrait avoir sur nos capacités d'investissement. » Et l'élue de demander que soit organisé un séminaire dédié à ces questions d'ici à fin 2022.

Même son de cloche du côté de Pierre Lacaze, élu du groupe Toulouse Métropole solidaire de la gauche démocrate et républicaine : « Je partage la proposition d'un bilan sur la situation financière de la collectivité. Nous devons nous adresser à nouveau à l’État afin qu'il nous accompagne. Sur la LGV, mais aussi la troisième ligne (du métro toulousain, NDLR), j'ai une inquiétude quant à notre capacité à tenir les délais dans un contexte de crise. » 

« Un enjeu à dépasser », pour la majorité
De son côté, Jean-Luc Moudenc, maire LR de la Ville rose et président de Toulouse Métropole, s'est justement félicité lors de sa prise de parole introductive de l'avancée de ces deux dossiers avec, côté métro, la récente conclusion favorable de la Commission d'enquête environnementale, et côté LGV Toulouse-Bordeaux, la signature par le Premier ministre Jean Castex du plan de financement, le 14 mars dernier à Toulouse. « Il a assuré que, désormais, le projet était lancé de façon irréversible », a insisté l'édile. En réponse aux craintes exprimées par l'opposition, Sacha Briand, vice-président de Toulouse Métropole chargé de la modernisation de la collectivité et des finances, a livré une analyse nuancée. « Nous ne pouvons pas détourner la tête en pensant que ces crises n'auront pas d'incidence sur nos actions et notre programme d'investissement, a-t-il estimé. Mais nous devons voir cela comme un enjeu à dépasser. Nous devons faire des efforts, prendre notre part des difficultés qui émergent. C'est ce que nous ferons, en toute transparence, sur tous les programmes d'investissement d'ici à la fin de l'année afin d'être capables de poursuivre notre projet. »

 

 

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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