International, drones, Airbus… : le nouveau directeur de l’Enac se livre
Nommé le 27/11, Olivier Chansou, nouveau directeur de l'École nationale de l'aviation civile (Enac, 2.000 élèves et 3.500 stagiaires), basée à Toulouse, confie à La Lettre M sa stratégie de développement. Interview.
Vous connaissez bien l’Enac pour y avoir étudié. Vous en prenez aujourd’hui la direction. Quel premier état des lieux dressez-vous ?
Depuis mon passage, l’établissement a beaucoup évolué ! C’est une école en plein développement, qui, à mon sens, a réussi sa mutation. Elle est désormais positionnée de façon transverse sur l’ensemble des métiers de l’aéronautique et du transport aérien.
Quelles sont les grandes lignes de votre feuille de route ?
Le contexte est favorable, avec le développement du transport aérien, qui induit de façon mécanique un besoin d’acteurs formés. Et notamment de cadres. Notre stratégie consiste à maintenir ce positionnement, tout en développant nos actions à l’international. Nous travaillons ainsi sur des projets avec des partenaires locaux en Chine, en Asie du Sud-est et au Maroc. Par ailleurs, en janvier 2018, nous allons devenir Établissement public à caractère scientifique et technologique. C’est la reconnaissance de notre statut de « grande école ». Cela nous permettra de développer encore davantage nos actions de recherche, à travers des partenariats universitaires.
L’Enac s’est dotée d’une volière drones, qui sera inaugurée début 2018. Ce nouveau marché est-il stratégique pour vous ?
Il est en effet très important, pour la filière aéronautique, de réfléchir à la manière dont elle va pouvoir intégrer les drones. Nous devons nous adapter à l’arrivée de ces nouveaux appareils, dont certains trouvent des applications très industrielles. C’est le sens de l’histoire. Nous devons donc répondre présent.
L’Enac planche-t-il sur des projets d’extension de son parc immobilier ?
Nous disposons de 8 sites en France. Et nous réfléchissons, c’est vrai, à une stratégie immobilière globale. Pour la majorité de nos sites, il s’agira principalement de travaux d’entretien. Mais pour notre site toulousain, nous nous posons plutôt la question d’une possible extension.
Les bouleversements actuels dans la gouvernance d’Airbus vous inquiètent-ils ?
Pas particulièrement. Car, de mon point de vue, c’est le lot de tout cycle. Airbus a des bases très solides et restera le constructeur n°1. Je n’ai pas d’inquiétude à ce sujet, car je sais que tout sera mis en œuvre pour maintenir le développement du groupe.










