Infrastructures et transition énergétique : privé et public se mobilisent
Pôles d'échanges multimodaux, stations d'épuration des eaux usées, réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques, navette autonome...Comme l'atteste la matinée du 19 juin, organisée par la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) dans les locaux de la CCI de l'Aude à Narbonne, les projets d'infrastructures pour soutenir la croissance verte sont nombreux en Occitanie. Tous les acteurs de la transition énergétique, publics et privés, semblent déterminer à mutualiser leurs forces (ingénierie financière, technologie...). « Le contournement ferroviaire de Montpellier, la déviation Est de Montpellier, la ligne 5 du tramway…aucune collectivité ne peut financer seule ce type de projets » explique Stéphanie Jannin, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole (3M). Et les exemples de collaboration ne manquent pas, à l'instar du projet d'enfouissement des lignes à haute tension à l'Est de Montpellier (financement 3M, Ville de Montpellier, RTE, Domaine de Verchant, Vinci Autoroutes) ou encore de Commute*, projet de navette autonome porté par la commune de Pibrac (31), financé par l'UE (fonds Feder à 80 %), Toulouse Métropole (20 %), avec le soutien technologique de plusieurs grands groupes tels que Safran, Airbus, SopraSteria.
Une ombre plane toutefois sur cette prise de conscience collective, la baisse des ressources allouées par l'État. « Pour les programmes précédents, nous pouvions engager 270 M€ / an, dont 150 M€ pour des projets d’eau potable et d’assainissement, explique Lucile Grémy, directrice du département des services publics de l’eau et des entreprises pour l’agence de l'eau Adour Garonne qui agit sous la tutelle de deux ministères celui de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et celui de l’Économie, de l’Industrie et des Finances.. Pour ce 11e programme, on se dirige plutôt vers une base de 210 M€. » À cette diminution s’ajoutent de nouvelles compétences. « Nous avons des missions nouvelles en termes d’écologie marine, de biodiversité aquatique… ». Actuellement, l’ensemble des collectivités et associations de collectivités négocieraient avec Bercy pour obtenir une part de la hausse de la contribution climat énergie afin de mener à bien des projets de transition énergétique sur leurs territoires.
* Collaborative Mobility Management for Urban Traffic and Emissions reduction.










