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Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 1/10/2014

Immobilier : l’union sacrée des pros face à la crise

Tous ensemble. Face à une nette détérioration des mises en chantier de logements en L.-R., les professionnels de l’acte de bâtir* unissent leur discours, ce mercredi à l’hôtel Novotel à Montpellier, et peaufinent une lettre commune adressée au préfet de région.
« Nous pesons 90 % de la construction immobilière sur le secteur libre, indique Xavier Bringer (FPI L.-R.). Il y a de bonnes annonces gouvernementales. Il faut passer à la réalisation concrète. » D’après lui, il y urgence. « Il faut construire entre 21 000 et 22 0000 logements annuels en L.-R. sur les 15 prochaines années, pour renouveler le parc, à la fois pour répondre au vieillissement et au desserrement de la population (moitié des besoins) et pour accueillir l’accroissement de la population (autre moitié). La construction en L.-R. est un des piliers économiques de la région. Or, aujourd’hui, les entreprises du bâtiment sont en grande difficulté. »
Le CRH (comité régional de l’habitat) doit « rappeler aux maires leurs obligations en matière de construction de logements sociaux. » Autre dossier chaud : les cessions de foncier public, jugés prioritaires par Sylvia Pinel, ministre du Logement. « En 2015, nous voulons nous pencher sur chaque terrain susceptible d’être cédé par l’Etat. Il faut trouver des solutions. Nous sommes les acheteurs. »

Nouvelles attentes des primo-accédants

Pour Serge Nauges (Union des Maisons Françaises L.-R.), « la relance du PTZ peut faire repartir l’habitat individuel. Mais il faut que le consommateur soit certain que sa maison soit en RT 2012. Sinon, ça serait une reculade pas acceptable. » Serge Nauges regrette que le L.-R. compte « si peu de logements sociaux en habitat individuel. Des maisons abordables permettraient de combler des dents creuses. » Concernant les primo-accédants (60 % de la clientèle régionale des constructeurs de maisons individuelles), « ils appartiennent à la génération Y, avec un profil bien particulier. Ils se foutent d’avoir un grand terrain (sic). Les deux travaillent, ils n’ont pas le temps de s’en occuper. De plus, ils savent qu’ils vont revendre leur bien. Les élus doivent s’adapter à cette nouvelle demande de petites surfaces, au lieu de prévoir des parcelles de 1 000 m2, voire plus. »

* De gauche à droite sur la photo : Dominique Robelin (Snal L.-R.), Xavier Bringer (FPI L.-R.), Serge Nauges (Union des Maisons Françaises L.-R.), Denis Rey (Uro Habitat), Patrick Ceccotti (FFB de l’Hérault). Photo / HV

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