Immobilier : la promotion à l’arrêt dans le Gard

Plans de prévention des risques inondation très contraignants, zonage défavorable pour les produits de défiscalisation… Les années se suivent et se ressemblent pour les promoteurs immobiliers gardois, qui présentaient leurs voeux, mercredi soir à Nîmes.
Avec 189 ventes en 2012 dans la région nîmoise, au lieu de 803 en 2009 (année où le Scellier a fonctionné à plein), « le marché immobilier nîmois se retrouve aujourd’hui dans un état de souffrance avancé », a déclaré Xavier Bringer, président de la Fédération régionale des Promoteurs Immobiliers. Le décret du 5 mars 2012, qui annule tout intérêt d’investir en zone B2, est d’après lui un facteur aggravant.
« Effet induit de l’absence d’activité de la promotion immobilière en 2012 : les carnets de commandes des entreprises du bâtiment sont quasiment vierges ! », a-t-il ajouté. Xavier Bringer propose la création d’une cellule de crise. « Elle se réunirait tous les mois », et regrouperait la Région L.-R., la Ville de Nîmes, Nîmes Métropole, la préfecture du Gard, la SAT, la FFB et tous les acteurs du marché concernés.
Penchinat regrette une politique du logement contradictoire
Alain Penchinat, représentant la Fédération dans le Gard, a rappelé le consensus autour du manque de logements. « Quand il s’agit de savoir s’il faut plus de bus ou plus d’aéroports ou s’il faut créer un village de marques, il y a des discussions. Mais tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut construire plus de logements. » Alain Penchinat a relevé plusieurs contradictions dans la politique du logement, dont « la volonté de diminuer les prix de l’immobilier tout en empilant les contraintes », ou encore « une amélioration du PTZ destinée uniquement aux personnes qui ne peuvent pas acheter ! »
Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes (UMP) et président de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole, a conclu sur une note d’optimisme : « Nous espérons l’arrivée de 500 familles sur la base de Garons. Par ailleurs, à l’horizon 2030, l’agglomération nîmoise accueillera 50 000 à 70 000 personnes supplémentaires, et le besoin est évalué à 40 000 logements. »
avec www.fpi-languedocroussillon.fr
sur la photo, de gauche à droite : Xavier Bringer (FPI L.-R.), Corinne Giacometti (vice-présidente, Région L.-R.), Jean-Paul Fournier (maire de Nîmes) et Jacques Pérotti (adjoint à l'urbanisme).










