Immobilier d’entreprise : une pénurie de l’offre guette
L’offre de bureaux disponibles à Montpellier représente moins de 5 % du parc tertiaire, selon l’Observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise de la métropole. Quant aux locaux d’activités et logistiques, l’offre est également jugée insuffisante par les professionnels, tant sur le neuf que sur la seconde main. De son côté, fin 2020, l’agglomération nîmoise comptait un peu moins de trente hectares de foncier d’entreprise encore disponible : « six hectares dans l’Actiparc de Bouillargues et 22 à Mitra », précise David Retourna, chargé de mission au sein de l’agence urbanisme région nîmoise et alésienne (A’U). Les stocks de locaux d’activités et logistiques disponibles avoisinent quant à eux 32 600 m2, soit quasiment autant que les stocks de bureaux « et pourtant, les besoins en surfaces ne sont pas les mêmes, ce qui vous donne une idée de ce qu'il nous reste... », alerte David Retourna.
Programmes en perspective
Conscientes de cette problématique, les collectivités ont lancé plusieurs programmes immobiliers qui devraient voir le jour dans les années à venir. Par exemple, le futur quartier Cambacérès, Eurêka et son extension, le Nouveau Saint Roch et Port Marianne (Zac République et Rive Gauche) à Montpellier ou encore la Zac Magna Porta, la requalification du Marché Gare et la reprise de l’ancienne parcelle d’Oc’Vià dans l’agglomération nîmoise. Sans compter ceux portés par les promoteurs privés, à l’instar du Parc Gallica (17 000 m2 de foncier, trois bâtiments de bureaux et logistiques, dont un déjà signé avec Sogea Sud Bâtiment, livraison en 2022), porté par Tissot Immobilier, au Mas des Noyers à Nîmes. Les projets pour éviter la pénurie sont donc lancés mais le temps presse. « Nous avons un peu plus de deux ans de foncier disponible devant nous (l'agglomération nîmoise, NDLR), estime David Retourna. Ce n’est rien du tout au vu des délais pour sortir de nouvelles zones d’activités ou reconquérir des terrains déjà urbanisés. »
Marché dynamique en 2020
Pour ce qui est de 2020, le marché de l’immobilier d’entreprise se porte bien, malgré la crise sanitaire qui a inévitablement impacté les transactions. 71 566 m2 de bureaux ont été placés à Montpellier, un volume relativement proche de la moyenne décennale (76 807 m2). Les volumes de transaction pour les locaux d’activités sont en progression de 54 % sur un an. Dans l’agglomération nîmoise, 26 300 m2 de bureaux ont été placés, contre 12 577 m2 en 2019. Bien qu’en repli sur un an, les transactions portant sur des locaux d’activités et logistiques sont en ligne avec la moyenne décennale à Nîmes et ses alentours (69 000 m2 placés). La demande est là, reste à étoffer l’offre pour ne pas voir les prix s’envoler…










