Immobilier d’entreprise : les petites surfaces prisées dans l'agglo nîmoise
13.500 m2 de bureaux ont été vendus en 2017, contre 27.850 m2 en 2016, dans l'agglo nîmoise. Ces chiffres présentés lors de l’observatoire sur l’immobilier d’entreprise de Nîmes Métropole le 26/1, pourraient laisser penser que le marché de l’immobilier d’entreprise se porte mal...Pourtant, il va de mieux en mieux. 64 transactions ont été réalisées en 2017 pour l’immobilier de bureau, contre 62 en 2016. Selon les experts présents, cette baisse des m2 placés entre 2017 et 2016 s’explique par l’absence, en 2017, de vente à investisseurs et à la demande croissante de petites surfaces. En 2017, 37 % des transactions de bureaux concernaient des surfaces comprises entre 100 et 250 m2 et 27 % entre 50 et 100 m2. Les promoteurs veillent donc de plus en plus à ce que leurs programmes immobiliers destinés aux entreprises soient modulables afin d'ajuster la taille des bureaux.
Michel Peinado, directeur associé Arthur Loyd, Montpellier & Nîmes confirme cette amélioration globale du marché : « On observe une embellie depuis plusieurs années maintenant ». 35.000 m2 de bureaux étaient disponibles dans l'agglomération de Nîmes en décembre 2017, contre 42.000 m2 en 2016. Il y a donc moins de vacance. Mais de nouveaux programmes arrivent, à l’instar du projet de 10.000 m2 de bureaux, porté par les promoteurs nîmois Holding Tissot et STS Promotion et baptisé « PGB 123 ». Installé dans le parc d’activités Georges Besse à Nîmes, il devrait être prêt au 2nd semestre 2019. Début de travaux : avril 2018. Architecte : Rudy Ricciotti.
Sur les locaux d’activités et de logistique, 55.800 m2 ont été placés en 2017 : c’est nettement moins qu’en 2016 (138.648 m2) mais plus qu’en 2015 (45.755 m2). « 2016 était une année exceptionnelle marquée par l’installation de la base logistique de Carrefour dans la zone Mitra (commune de Saint-Gilles, NDLR) », précise David Retourna de l’Agence d’urbanisme région Nîmoise et Alésienne.
Quant au foncier d’entreprise, 5 ha de terrains ont été vendus en 2017, contre 3,4 ha en 2016. « On a du stock dans des endroits bien placés pour des petites et moyennes surfaces ou des activités artisanales, par exemple sur les zones de Grezan, Mitra ou encore Bouillargues », constate Michel Peinado.
Bémol notable sur le marché de l’immobilier nîmois : le taux d’imposition foncière. « C’est prohibitif », convient Quentin Vergnet, dirigeant de l’agence DTZ (Nîmes). Nous sommes jusqu’à 50 % plus haut que dans certaines villes du nord de la France par exemple. » Un paramètre à prendre en compte dans la fixation des loyers pour les locaux voués à la location.
> À lire également : Nîmes : 10 M€ pour le projet STS-Tissot dessiné par Ricciotti










