Immobilier d'entreprise : CBRE note un regain d'attractivité pour Nîmes, mais pointe l'impact néfaste des mesures compensatoires
« À Nîmes, nous avons la chance d'avoir encore des terrains disponibles. » Le 16 octobre, Hervé Porée, directeur de l'agence nîmoise du broker CBRE, fait le point sur le marché de l'immobilier d'entreprise dans le Gard. « Globalement la zone commerciale Ville active attire les entreprises, il reste peu de disponibilités, environ 600 m2 de surfaces commerciales, auxquels s'ajoutent 1 000 m2 de commerces. » Bilan similaire pour la zone commerciale Carré Sud. « Le commerce de périphérie va très bien dans l'agglomération nîmoise » résume-t-il. Quant au développement du quartier du Triangle de la gare, en centre-ville de Nîmes, Hervé Porée estime que ce sera l'un des gros challenges des deux années à venir. Le marché des bureaux ne serait pas en reste selon lui, les nouveaux programmes tels qu'Alphatis (immeuble de 5 000 m2 situé le long de l'avenue Salvador Allende à Nîmes, promoteur : Holding Tissot) et Espace ID (situé dans l'ActiParc Georges Besse 2 à Nîmes, programme porté par Les Villégiales) se remplissent « doucement mais sûrement. » « Les promoteurs nîmois n'hésitent pas à lancer la construction d'un bâtiment même si sa commercialisation n'est pas encore très avancée. Ce n'est pas toujours le cas. J'ai vu un projet bloqué plusieurs années par un promoteur originaire d'Île-de-France qui attendait que la commercialisation soit plus avancée pour construire. Il ne voulait pas prendre de risques. »
L'attrait des entreprises pour le territoire est lié, selon Hervé Porée, à la proximité de grands axes autoroutiers, ainsi qu'à la mise à disposition par les collectivités de foncier. « Il en reste encore à Bouillargues et à Mitra (à cheval sur les communes de Saint-Gilles et Garons, NDLR) par exemple ». En revanche, certains éléments ont un effet dissuasif. C'est le cas de la fiscalité locale qui pèse très lourd sur les charges des entreprises. À cela s'ajoute parfois le coût des mesures compensatoires. Il peut même arriver que la réglementation environnementale empêche tout simplement l'installation d'une entreprise. « J'ai l'expérience de l'installation d'une blanchisserie dans la zone Mitra. Même si le projet prévoyait l'installation d'une station d'épuration répondant à toutes les normes ICPE et qu'un bureau d'études très au fait de ces problématiques avait travaillé dessus, l'installation n'a pas pu se faire. À quelques kilomètres en aval du site, se trouvait un petit élevage de truites. Par principe de précaution, cela a suffi à stopper le projet. »










