Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Viticulture
| 14/01/2016

Horizon dégagé pour les AOP du Languedoc

Les ventes des AOP du Languedoc progressent régulièrement depuis 5 ans, avec 1,4 Mhl vendus sur l’exercice 2014-2015. Les prix du vrac ont progressé de 49 % sur les cinq dernières années avec un cours moyen de 136 € actuellement. Côté IGP, les cours atteignent 91 € pour les IGP de territoires (+ 21 %) et 79,4€ pour les IGP de département (+ 31 %). « En 5 ans, c’est 200 M€ de chiffres d’affaires supplémentaires par an qui ont bénéficié à la région. Poursuivre avec une progression de 10 à 15 % sur les trois prochaines années nous permettrait de pérenniser la filière et de prévoir le renouvellement des installations », estime Xavier de Volontat, président du CIVL. 2016 devrait marquer le rapprochement du CIVL avec le segment vin sec du conseil interprofessionnel des vins du Roussillon. En ce qui concerne les appellations et IGP de Midi-Pyrénées, « on est en train de voir comment, sur certaines opérations, il est possible d’avoir des synergies tout en respectant la diversité des AOC de MP ». Le CIVL souhaite par ailleurs poursuivre son travail sur la « premiumisation » de ses AOP, soit une montée en gamme qualitative ainsi qu’une revalorisation par rapport à la position des AOP dans l’ensemble des circuits de distribution. Après avoir bénéficié d’un bel effet millésime en 2013 qui a attiré les regards sur les vins de la région, « les acheteurs ont pris conscience de l’intérêt du Languedoc et ne sont pas repartis », assure Jérôme Villaret, délégué général du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc.

Les IGP de département et de territoire représentent un volume de 1,7 Mhl de vin. « On revient de loin », estime Xavier de Volontat, président du CIVL. À propos du Roussillon, « nous allons essayer d’avoir des synergies ensemble », confirme Xavier de Volontat. Côté Midi-Pyrénées, l’IGP Gascogne a une bonne notoriété, notamment le blanc auprès des Anglos-saxons. « Pour ce qui est des autres IGP comme celle du Tarn, peut-être qu’on a intérêt à se regrouper si on veut un volume minimum. Tout cela est en discussion. » En matière de revalorisation des appellations, « dès vendredi 15 janvier, je proposerai au bureau de mettre en place des règles du jeu communes pour tout le monde et légitimer ainsi notre offre de vin Premium, en France mais aussi à l’export où cela est très attendu ». La volonté de communication sur la premiumisation des AOP est prévue tant en France qu'à l'export, vers les pays tiers mais aussi vers l'Europe « qui sont nos marchés traditionnels, comme l'Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni ».

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie