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| | 5/02/2009

Hérault/Territoire – La Région apporte 7,9 M€ au Département pour l’année… 2008

Le temps des poignées de main viriles est revenu entre le président du conseil régional et celui du conseil général. En jeu, un chèque proche de 7,9 M€ de la Région vers le Département, dans le cadre du contrat territorial signé jeudi 5 février, au titre de l’année 2008. Un chèque qui imprime sur le visage d’André Vézinhet un sourire de « satisfaction, notamment pour un poste particulièrement important, celui des routes à vocation régionale ». Le volet routier accapare 7,67 M€ sur les 7,9 M€ accordés. André Vézinhet en profite pour citer les travaux les plus urgents : « les déviations est, ouest et sud de Montpellier ; la poursuite du Lien, qui sature déjà ; l’aménagement de la déviation de Vendargues, l’élargissement de la Peyrade à la route de Sète… ». Le président du conseil général n’omet pas de souligner que 88 M€ ont déjà été déversés par le Département sur les voiries de l’Agglo montpelliéraine présidée par Georges Frêche, tout en promettant de « donner une part active au projet Aqua Domitia » porté par la Région. Routes mises à part, les subsides du conseil régional iront soutenir les projets de préservation de l’eau (165 000 €) et le festival Saperlipopette (50 000 €).« On a été en froid »Les deux amis de trente ans scellent ainsi publiquement, au-delà du contrat territorial, une nouvelle entente cordiale qui fait suite à la brouille sur le financement de la ligne à grande vitesse. André Vézinhet confirme pourtant tout le mal qu’il pense du désengagement de l’Europe et de l’Etat : « Pour le TGV-est, l’Union européenne participe à hauteur de 15 % alors qu’il ne franchit même pas une frontière. Ici, on est à 4 % de financement. J’ai proposé à Georges Frêche qu’il conduise une délégation régionale à Bruxelles. S’il me demande d’occuper le bureau de Barroso, j’y serai. Mais les 60 M€, je ne peux plus les donner dans les conditions actuelles. Il nous manque 167 M€ dans le cadre du transfert de compétences et même si je sais que la LGV est un projet indispensable pour la région, je ne la financerai pas. On a été en froid » ajoute le président du conseil général. « Si peu, si peu » lui répond un Georges Frêche hilare. Dès demain, les mêmes acteurs doivent signer, en compagnie d’Hélène Mandroux, le contrat départemental de projet du montpelliérain.F.D.

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