Hérault/Politique- Montpellier Agglomération ouvre la discussion en vue de son élargissement
Toujours en quête de communauté urbaine, Montpellier Agglomération change de stratégie, après que l’élection de Pierre Bouldoire (maire de Frontignan) à la présidence de Thau Agglomération rend impossible une fusion rapide avec elle. Ce mercredi 30, le conseil communautaire de Montpellier Agglomération vote en effet le lancement d’une discussion avec six établissements publics de coopération intercommunale.« Cette phase durera de six mois à un an, a déclaré mardi matin Georges Frêche, président de Montpellier Agglomération. Quitte à discuter calmement, pourquoi ne discuter qu’avec Thau Agglomération (Sète et Frontignan, 8 communes, 87 866 habitants, ndlr) et la communauté de communes du Nord du Bassin de Thau (Mèze, 6 communes, 23 107 habitants) ? On va aussi discuter avec le Pays de Lunel (13 communes, 43 148 habitants), le Pays de l’Or (7 communes, 36 202 habitants), Pic Saint-Loup (17 communes, 32 363 habitants) et Ceps et Sylves (6 communes, 2 062 habitants). » Un intérêt financier et géostratégique Georges Frêche a rappelé son credo. Selon lui, l’intérêt d’une agglomération élargie est d’ordre financier et géostratégique. « J’ai besoin d’argent pour développer le port de Sète, assainir les étangs de Thau et de l’Or et construire la 3e ligne de tramway. Le gros avantage de passer d’une communauté d’agglomération à une communauté urbaine, c’est que les dotations de l’Etat augmentent de 60%. Si j’arrive à dépasser la barre des 500 000 habitants, j’ai 60% de recettes en plus, sans augmenter les impôts. Actuellement, on en est autour de 390 000 habitants légalement. Avec les recensements partiels, on est à 405 000. Ils seront pris en compte par l’Etat au 1er janvier 2009. Il me reste, pour dépasser les 500 000 habitants et être en mesure de créer une communauté urbaine, à trouver 95 000 habitants. »Il a promis que l’éventuelle future communauté urbaine laisserait la compétence urbanisme aux maires.« L’étau se resserre autour de Montpellier, a-t-il complété. Nous sommes coincés entre quatre grandes agglomérations : Marseille, Lyon, Barcelone et Toulouse. Nous avons tout intérêt à faire ce rassemblement si nous ne voulons pas être écrasés. C’est l’intérêt général. Nous ouvrons le débat sans arrière-pensée. On ne va pas éternellement camper sur des positions d’arrière-garde. » Sénatoriales ou Agglo ? Frêche fera son choix en juillet « Je choisirai entre la campagne pour les sénatoriales et le maintien à la présidence de l’agglo en juillet. Je suis assez tenté par l’idée de rester six ans à l’agglo », a-t-il glissé.Par goût de relever les défis ? « Agrandir l’agglo ne va pas être une promenade de santé , a-t-il concédé. Pour quelques-uns qui comprennent et qui vont m’aider, une masse va me tirer dans les jambes. Ils sont nombreux, ceux qui vont m’embêter. Ils vont me faire perdre du temps. Mais je ne fais pas un concours de vitesse. »H.V.










