Hérault/Politique – Montpellier Agglomération engage le débat avec six voisins
La commaunuté d’agglomération de Montpellier Agglomération, réunie le 30 avril en séance plénière, a voté en faveur de l’ouverture d’une discussion avec six EPCI voisins, en vue d’une éventuelle fusion*. « Nous n’engageons pas une discussion juridique », a précisé Georges Frêche. « Je propose une discussion à bâtons rompus, sans aucun engagement. On discutera six mois, un an s’il le faut. On prendra le temps qu’il faudra ». Le président de l’agglomération de Montpellier veut proposer ensuite un périmètre au préfet, « à l’automne, ou au début de l’année prochaine. Ce périmètre, le préfet pourra le corriger. Ensuite, les communes voteront ». Georges Frêche espère voir le périmètre définitif adopté « au printemps ou à l’été 2009 ». Il assure qu’il « ne s’agit pas de faire une communauté urbaine, mais une communauté d’agglomération », et promet que « l’urbanisme restera à la disposition de chaque maire et de chaque conseil municipal ».« Les pour sont majoritaires »Georges Frêche a détaillé sa stratégie pour contourner le refus ou le manque d’enthousiasme de certains des présidents d’intercommunalités concernés. « Je connais la loi et je m’en sers. Nous voterons sur le critère de la population », qui requiert l’accord de 50%, au moins des populations concernées. « Dans le Lunellois et dans l’agglomération de Sète, les pour sont majoritaires », assure le président de Montpellier-Agglomération, qui s’est dit « plus proche du maire (UMP, ndlr) de Lunel que du président (PS) de la communauté de communes. Je préfère travailler avec un UMP intelligent qu’avec un socialiste idiot. Ceux qui vont me mordiller les mollets, je m’en fous. »« Bouldoire a deux mois pour réfléchir »L’ancien maire de Montpellier a renouvelé ses menaces à l’encontre du maire de Frontignan, Pierre Bouldoire, président de l’Agglo du Bassin de Thau, en promettant de lui couper les subventions de la Région sur plusieurs projets économiques dans sa commune, et de ne pas lui donner l’investiture du PS aux prochaines élections législatives. « Il a deux mois pour réfléchir ». S’il s’est dit assuré de la volonté de la communauté de communes du Nord du Bassin de Thau de le rejoindre, Georges Frêche a admis son incertitude, en revanche, pour les trois autres intercommunalités. Pour le Pic Saint-Loup, « rien n’est joué, mais ça se présente correctement ». Le Pays de l’Or : « je ne les forcerai pas ». Quant à la petite intercommunalité de Ceps et Sylves (2 000 habitants) : « Je m’en fous. S’ils ne veulent pas venir, je m’en bats les bretelles ! ».H. F. * Bassin de Thau (Sète), Nord Bassin de Thau (Mèze), Pays de Lunel, Pays de l’Or (Mauguio), Pic Saint-Loup, Ceps et Sylves.










