Hérault/Environnement - Le préfet recevra les opposants au projet de méga-décharge Sita
« Le préfet m’a téléphoné, il me recevra d’abord en tête à tête, le 6 mars, puis il a accepté de recevoir tous les opposants au projet de Sita sur la commune, les Gardiens de la Gardiole, les représentants d’Areva et moi-même. » L’annonce de Jacques Martinier, maire de Fabrègues, a été reçue avec joie par les membres de l’association les Gardiens de la Gardiole mardi 24, lors de leur assemblée générale annuelle. Le préfet avait d’abord annoncé qu’il chargerait l’un de ces conseillers de cette tenir cette réunion. Deuxième nouvelle : Alors que la Drac devait lancer le diagnostic archéologique le 15 mars sur le domaine de Mirabeau, terrain que Sita a retenu pour l’installation de la méga-décharge, le maire a obtenu que les travaux soient suspendus : « On organise une veille pour que Sita ne touche pas un caillou sur ce terrain, explique Philippe Massérini, président de l’association. La direction de Sita s’est répandue dans la presse, prétendant que les premiers aménagements seraient réalisés dès le mois de mars. Elle voulait parler du diagnostic de la Drac, c’était une manière de faire croire aux gens que l’affaire est jouée. »Toujours l’espoir de la torche à plasmaMairie, association et Areva préparent des recours contre l’avis favorable délivré par le Coderst, avis qui a mené le préfet à délivrer le 28 novembre une autorisation d’exploiter. Les mêmes attendent la décision du tribunal administratif de Marseille qui doit statuer en appel sur le PIG délivré pour cette décharge. Il avait été annulé en septembre 2008 par le tribunal de Montpellier. Et le maire a émis un sursis à statuer en octobre, qui lui donne deux ans pour retenir le permis de construire. « On a encore d’autres cartes dans nos manches, sourit, déterminé, Philippe Massérini. Ils vont vraiment avoir du mal à l’installer à Fabrègues cette décharge, on a le dossier bien en main et on ne va pas le lâcher. » Et de rappeler que Fabrègues ne rejette pas les ordures, seulement le mode de traitement. Le maire comme l’association voudraient permettre l’installation sur la commune d’une torche à plasma, outil industriel qui permet la gazéification des déchets. Cette technologie est en cours d’expérimentation au Canada. Persuadés que l’avenir du traitement des déchets passe par le plasma, les Gardiens de la Gardiole espèrent que le combat juridique retiendra le projet de Sita suffisamment longtemps pour que les Canadiens de Plasco Energy soient prêts à installer une usine en France. Et pourquoi pas à Fabrègues.C.D.










