Hérault/Commerce - André Deljarry veut investir 50 M€ et créer 1 000 emplois d’ici à 2014?
Le promoteur commercial André Deljarry (société Delimmo) a annoncé mardi à la presse vouloir créer « 1 000 emplois dans l’Hérault dans les cinq prochaines années, pour un investissement total de 50 M€ ».Première étape : l’ouverture, en septembre, d’un centre commercial et d’un Intermarché sur la commune du Bosc, dans le Lodévois. 100 emplois sont créés et 10 M€ investis. Présenté ce mercredi au Club de la Presse à Montpellier, l’ensemble comprendra un supermarché Intermarché de 2 000 m2 avec deux enseignes moyennes (chaussures et textile), 15 boutiques, une restauration de 500 m2 et une station service de huit pistes. ?Agé de 52 ans, l’ancien propriétaire du fonds de commerce de l’Intermarché de Juvignac (jusqu’en 2006, ndlr) veut continuer au rythme « d’un nouveau centre commercial tous les 18 mois ». Il annonce pour 2010 un projet sur la communauté d’agglomération de Béziers et pour 2012 un autre autour du bassin de Thau.Ce self-made man, vice-président de la commission aéronautique de la CCI de Montpellier, veut construire des centres commerciaux « d’une surface inférieure à 6 000 m2, seuil de déclenchement de l’enquête publique. Cette surface est un bon compromis d’animation commerciale ». « Le tourisme est mal vendu dans la région » Favorable à la réforme de l’urbanisme commercial (« je suis pour la liberté du commerce, on doit pouvoir s’implanter où on veut »), il se dit intéressé par les dossiers « les plus compliqués, car c’est aussi les plus intéressants » : création, en 1990, de l’Intermarché de centre-ville à Montpellier (avenue Clémenceau) ; Carrefour Market à venir à Marseillan – « on part d’un bâtiment désaffecté, on va en faire une entrée de ville ».André Deljarry se dit peu enclin à la politique, y compris la campagne des prochaines élections à la CCI de Montpellier : « Nos querelles intestines n’intéressent personne. »Il vient d’exposer à la commission Constantin, à l’Hôtel de Région, ses priorités et propositions pour le développement économique du territoire : « Il faut créer des maisons à vocation touristique, où seront vendus l’ensemble des produits régionaux. Je pense notamment à l’aéroport et à la gare de Montpellier. Il manque quelque chose quand on arrive chez nous, on ne sent pas l’importance de la production viticole. » Autre idée : l’implantation d’un parc d’attraction. « Nous avons 300 jours de soleil par an, je ne comprends pas qu’il n’y en ait pas dans la région. Je veux bien m’impliquer si un projet voir le jour. » D’autre part, selon lui, « le tourisme est mal vendu en L.-R., il n’y a pas de structure commune, fédérative. Si les comités départementaux du tourisme veulent rester indépendants, pourquoi pas, mais qu’ils se réunissent au moins une fois par trimestre… » Concernant les stations du littoral, il faut d’après lui un « plan Marshall » pour les requalifier. L’avis de l’entrepreneur est tout aussi tranché sur l’aéroport de Montpellier : « Si on le garde en l’état, il faudra arrêter de l’appeler aéroport international. Béziers et Nîmes devront à terme avoir une vocation différente – école de formation, avions de tourisme… -. Une fois ce point réglé, des investissements lourds devront être consentis à Montpellier. Nous devrions y voir plus clair fin 2010, après les élections régionales et à la CCI. »H.V.










