Hérault/Collectivité – Le conseil général vote un budget de 1,234 Md€
Le conseil général de l’Hérault a voté jeudi 11 décembre un budget 2009 de 1,234 Md€, en progression de 5,2 % par rapport à 2008. Plus de la moitié (52 %) est consacré à la solidarité, pour un montant total de 641 M€. Autres points forts : l’aménagement du territoire (216 M€) et l’administration (146 M€). L’éducation reçoit 79 M€, la culture, la jeunesse et les sports 69 M€, l’environnement et le cadre de vie 52 M€. La collectivité consacre 30 M€ au développement économique (soutien à la création d’entreprises, zones d’activités économiques, ports et filière maritime…).Selon le rapporteur du budget Michel Gaudy, le Département a été confronté à « trois éccueils : la crise économique, la décentralisation mal compensée, et le freinage de nos recettes pour progressivement les aligner toutes sur l’inflation ». Conséquence : le conseil général va « freiner la progression des dépenses de fonctionnement récurrentes ». L’effectif sera « stabilisé en 2009 (hors transferts de compétence) ». L’épargne brute reste au même niveau qu’en 2008, à 93 M€.Augmentation des investissements« Mais parallèlement, nous avons choisi d’augmenter notre effort d’investissement. À l’heure où le secteur du BTP est fragilisé par la crise immobilière et où les carnets de commande des entreprises se vides, nos investissement vont atteindre un point haut en 2009-2010, avant de redescendre les années suivantes. » L’investissement passe de 284 M€ en 2008 à 294 M€ (+ 3,6 %). Sur ce total, les routes, les collèges et le patrimoine mobilisent 166 M€, les aides aux collectivités 60 M€ en autorisations de programme, et 54 M€ en crédits de paiement. Le foncier et l’habitat bénéficient de 18 M€, le haut débit de 9,8 M€ (programme Num’Hérault), le tourisme de 8,2 M€.Impôts : + 2 %Côté recettes, « la grande majorité stagne cette année », selon Michel Gaudy. Les droits de mutation devraient notamment baisser de 5,6 %. Au total, la hausse des recettes totales à périmètre constant « est proche de 2 % ». Mais « le décalage entre cette progression et celle de nos dépenses contraintes est flagrante : + 5 % pour l’enfance, + 8 % pour les personnes âgées », + 3 % pour la masse salariale sans recrutement nouveau, + 2 % pour le RMI à périmètre constant. « C’est pourquoi, malgré des efforts d’économie importants cette année, nous devrons augmenter les taux de fiscalité de 2 % ». Le conseil général estime à 88 M€ sur son budget 2009 la charge non compensée de la décentralisation. À lui seul, le coût du transfert du RMI représenterait un déficit de 30 M€ pour le budget 2009.H.F.










