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Le président de la Fédération du Bâtiment et Travaux Publics de la Haute-Garonne (FBTP 31), Frédéric Carré, accompagné des dirigeants de la fédération départemental a exposé à la presse la situation du secteur dans le département. C’est un cri de secours que les professionnels, surtout des BTP haut-garonnais ont voulu lancer. « Trop c’est trop » a résumé Frédéric Carré. Et ce d’autant plus que les travaux publics sont peu visibles, l’essentiel ayant lieu en surface (terrassements, démolitions...) ou sous terre (canalisations, réseaux...)
Données. La fédération représente 300 entreprises qui emploient 5 600 salariés. La profession a perdu 1 800 emplois entre 2008 et 2013. Par ailleurs, environ 40 entreprises disparaissent chaque année (liquidation judiciaire ou arrêt de l’activité).
Commandes. Dans un secteur où la commande publique représente 75 % du total des travaux, on mesure, aisément, la difficulté du secteur. Les carnets de commandes sont inférieurs à 6 mois pour 85 % d’entre elles et inférieurs à 3 mois pour 40 % des entreprises. Leur CA stagne ou baisse pour 82 % de sociétés et 40 % de celles-ci constatent une baisse de prix de leurs marchés.
Concurrence étrangère. Pour l’essentiel, espagnole et très forte dans le Comminges, les entrepreneurs demandent les mêmes règles de concurrence pour tous les opérateurs œuvrant en France.
Délais de paiement. Les professionnels constatent des délais de paiement cachés, notamment, vis-à-vis des collectivités, dont le délai légal de 30 jours n’est comptabilisé que lorsque la structure publique valide la facture et entre l’émission de celle-ci et sa validation des mois peuvent s’écouler. Plus de 25 % d’entreprises notent que leur trésorerie s’est dégradée.
Préconisations. La FTP 31 propose aux collectivités des arbitrages différents, en particulier que celles-ci cessent de privilégier le budget de fonctionnement à celui de l’investissement. Ils ne quémandent pas d’aides ni de subventions mais des investissements utiles, justes et efficaces.
Au niveau des appels d’offres, ils souhaitent que ceux-ci soient faits davantage par allotissements plutôt que par entreprise générale. Ils estiment aussi que les collectivités communiquent trop sur les chiffres des budgets et pas assez sur celles des réalisations.
Résumé de l’état d’esprit des entreprises des TP 31 : « Fortement pessimiste ».










