Hausse de fréquentation et investissements : les ambitions de l’aéroport de Montpellier
En 2022, l’aéroport de Montpellier a retrouvé 91 % de son trafic de 2019 grâce au trafic low cost et projette de passer de 1,76 à 2,3 millions de passagers en 2026. Pour atteindre ses objectifs, l’aéroport s’appuie sur plus de 50 M€ d’investissement, annonce Emmanuel Brehmer, président du directoire de l’aéroport. 10 M€ financeront des actions RSE, 35 M€ iront à l'entretien et à la réfection de pistes. « Pour financer ce plan, nous avons agi sur le foncier. Après Tarmac 1, nous engageons Tarmac 2, soit 7 lots sur 10 pour 4,5 ha. Les appels à projets seront lancés fin janvier pour des attributions en septembre. Sur la zone de fret, des négociations sont en cours pour de la logistique urbaine », confie-t-il.
Rester compétitif et résoudre la question de l'accessibilité
« Notre résultat net atteint presque 3 M€, soit une profitabilité retrouvée, note-t-il. Mais il faut rester compétitif tout en absorbant le coût de l'inflation (1 M€, NDLR). Aussi, nous gelons encore pour cinq ans les redevances. Il faut réussir notre partenariat avec Transavia, poursuivre le développement foncier et intégrer des budgets RSE », poursuit le président du directoire. Pour que la plateforme atteigne ses objectifs, elle doit toutefois résoudre la question de l'accessibilité routière : « Il faut que les infrastructures routières s'adaptent rapidement », précise Emmanuel Brehmer qui travaille cette question avec la Métropole de Montpellier et la préfecture. Emmanuel Brehmer confirme que le sujet de la gouvernance de l'aéroport (dont l'actionnaire majoritaire est l'État, avec 60 % du capital) est bien sur la table « entre le conseil de surveillance, le préfet de l'Hérault, Hugues Moutouh, les cabinets ministériels et Michaël Delafosse ».
La clientèle low cost tire la fréquentation
Le bilan de l'activité 2022 de la plateforme aéroportuaire montre encore une fois qu'elle est portée par la clientèle loisirs avec une montée en puissance de la clientèle des vols low cost (69 % contre 39 %) tandis que sa clientèle affaires recule (20 % contre 30 % avant le Covid). En 2022, la fréquentation s’est établie à 772 000 passagers de et vers Paris, 358 000 sur le réseau national hors Paris, 297 000 sur l'Europe hors Royaume-Uni, 331 000 sur l'international hors Europe. Dans le top 5 des destinations domestiques hors Paris, on trouve Nantes (207 000 passagers) puis Brest (33 000), Lille (31 000), Rennes (22 000) et Strasbourg (21 000). À l'international, les destinations qui ont performé en 2022 sont Londres Gatwick (112 000 passagers) suivie par Bâle-Mulhouse, Amsterdam, Fès et Casablanca. « Le programme de vols d’été est encore en négociations et il n’y aura pas une seconde base régionale après Transavia comme cela était prévu, ajoute Emmanuel Brehmer. Les compagnies aériennes ont des exigences plus importantes, y compris sur les lignes existantes. Mis à part Francfort et Londres Gatwiwick qui affirment le retour des compagnies British Airways et Lufthansa via leur filiales Euroflye et Eurowings Discover, nous n'avons pas d'autres nouvelles lignes confirmées à ce jour. »










