Hausse de 12 % des ventes de logements neufs en 2016 (FPI)
La FPI Occitanie Méditerranée, présidée par Xavier Bringer, annonce le 2/3 5.716 ventes de logements neufs en 2016, contre 5.299 en 2015 (+ 12 %). L’augmentation des ventes nettes s’est produit essentiellement au cours du S2 2016, avec 2.963 logements vendus, contre 2.585 au S2 2015 (+ 14,6 %). Elle s’explique par « un effet rattrapage par rapport aux dernières années, par les faibles taux d’intérêt et le dispositif du PTZ », précise Xavier Bringer. L’ex-LR représente l’an dernier 44 % des ventes de l’Occitanie, pour 48 % de la population. En ex-LR, la part prise par les ventes à propriétaires occupants augmente de 16 % en 2016 par rapport à l’année précédente. L’essentiel des logements sont vendus dans l’Hérault (4.507 logements, soit 79 % des ventes). L’Hérault pèse 35 % des ventes en Occitanie. La région de Montpellier pèse 3.832 ventes en 2016 (+ 5 % par rapport à 2015).
Mais « 2016 est une moins bonne année ici que côté Toulouse, nuance Xavier Bringer. C’est lié à un manque d’offre. Toulouse a une offre très impressionnante. On aurait pu vendre 1.000 logements de plus sans problème. » Explication : le système montpelliérain de régulation publique, qui « écrête les courbes et lisse les évolutions de marché, pour redonner du marché quand il n’y en a pas ou moins, plutôt que tout mettre sur la table d’un coup. Cela a des bons côtés. L’ex-LR est relativement bien armé pour le S1 2017. » La région de Montpellier enregistre deux fois moins de vente que la région toulousaine – ce qui est logique, l’aire de Toulouse comptant environ 1,2 M d’habitants et l’aire de Montpellier environ 600.000 habitants.
Avec un prix moyen de 3.540 €/m2 , les prix à Montpellier sont « plutôt stables, alors que la reprise du marché a été très forte entre 2014 et 2016. Le changement de zonage (Montpellier passé en zone A) n’a pas influé sur les prix. Ce zonage a par contre aidé à asseoir le marché, et a permis que Montpellier reste à sa place dans la nouvelle région. La fusion des régions, et la désignation de Toulouse comme capitale, aurait pu détourner les investisseurs du marché de Montpellier. Le classement de Montpellier comme zone prioritaire a évité ce phénomène ».
Le marché de Perpignan retrouve des couleurs. « Le littoral repart à la hausse. On espère que la ville de Perpignan va suivre. Le marché des Pyrénées-Orientales pourrait faire entre 400 et 500 logements, au lieu de 300 aujourd’hui ». Le Gard, par contre, « ne fonctionne toujours pas. C’est politique, d’après Xavier Bringer. Rien n’est mis en œuvre pour l’immobilier neuf fonctionne. La ville n’est plus en développement, le travail marketing sur les zones est mauvais. Le PPRI a été certes un coup de massue, mais quand il y a une contrainte, s’il y a la volonté politique, on essaie de la combattre. Ce PPRI a été l’excuse pour ne rien faire. »
Xavier Bringer identifie l’axe Montpellier-Sète « comme un vrai relai de croissance pour le secteur immobilier. Au cours des 15 prochaines années, à Sète, la Zac entrée Est, à proximité de la gare, va sortir de terre. Cela va modifier le territoire, avec une intensification des liaisons entre Sète et Montpellier. Et quand la population de deux villes commence à se connecter, les relations politiques suivent, généralement. »










