Guillaume Pépy : « il faut que le TER à un euro soit neutre pour la SNCF »

Guillaume Pépy, président de la SNCF, a évoqué mercredi à Montpellier, aux côtés de Christian Bourquin, président de la Région L.-R., la généralisation du TER à un euro dans la région L.-R., pionnière au niveau national en la matière, et le raccordement des réseaux à grande vitesse français et espagnol à partir de la fin du 1er semestre 2013, avec la mise en service du TGV Barcelone-Figueras.
« La généralisation du TER à un euro est une question difficile, a déclaré Guillaume Pépy. Il faut étudier les capacités du train, s’il y a des vélos, choisir des tronçons de lignes, l’ordre des trains, les horaires, l’augmentation de capacité possible. L’équipe de Jean Ghedira (directeur régional de la SNCF, NDLR) va y travailler. Il faut que le TER à un euro soit neutre pour la SNCF : c’est-à-dire, que cette opération ne génère ni bénéfice supplémentaire, ni déficit. » L’objectif d’une généralisation du TER à un euro à l’horizon fin 2014 a été jugé « possible » par Guillaume Pépy. Les prochains tronçons seront « Cerbère-Perpignan » (à partir de février, abonnement à 40 euros mensuel), « au-dessus de Nîmes » et des expérimentations aux heures creuses, a complété Christian Bourquin, qui a défendu une mesure « bonne pour le pouvoir d’achat, pour l’écologie et pour la sécurité des déplacements ». Dans les négociations, « la Région L.-R. (autorité organisatrice pour les TER, ndlr) est très exigeante, et excellente négociatrice, très attentive aux devis, factures et à toutes les questions financières, a souri Guillaume Pépy. C’est viril, mais correct. Et c’est au service d’une cause noble : développer le transport public à la place de la saturation routière et autoroutière, et répondre aux besoins de déplacements d’une région qui accueille 30 000 personnes supplémentaires chaque année. »
Le TGV espagnol attendu entre avril et septembre
Guillaume Pépy a souligné « la connexion, en 2013, des réseaux à grande vitesse espagnol et français, avec la mise en service de la LGV Barcelone-Figueras. Ce fichu tunnel (sic) Perpignan-Figueras, ouvert depuis trois ans (mais quasi inexploité depuis, du fait des retards des travaux sur la ligne Figueras-Barcelone, ndlr), va enfin déboucher, sans doute à la fin du 1er semestre, sur l’ouverture de la ligne à grande vitesse vers Barcelone. Le réseau espagnol est le 1er réseau en longueur de ligne, et le L.-R. est à l’intersection des réseaux français et espagnol. » La première circulation est prévue en janvier, avec un service plus conséquent à partir d’avril. « En juin, entre 6 et 8 TGV circuleront entre Montpellier et Barcelone. Il y aura des flux dans les deux sens. Beaucoup de Catalans viennent en France avec la crise. » Les tarifs seront annoncés en janvier. La vocation de la ligne est « méditerranéenne, a indiqué Guillaume Pépy. Nous sommes dans l’esprit de l’eurorégion. Cette ligne à grande vitesse Perpignan-Barcelone (la liaison Montpellier-Perpignan n'est pas à grande vitesse à ce jour, ndlr) est un outil de développement pour l’arc méditerranéen. »
Christian Bourquin a dit souhaiter « que le L.-R. accueille à terme un centre de maintenance TGV pour le Sud de France. »










