Groupama Méditerranée fait état d’une explosion des sinistres liés à la sécheresse
Si les résultats 2017 de Groupama Méditerranée, présentés le 26 avril à Avignon, seront « plutôt favorables »*, selon Michel Penet, son directeur général, ce dernier pointe un impact financier croissant des sécheresses sur la prise en charge des agriculteurs et des viticulteurs. « Cela devient un sujet dans l’Hérault et l’Aude. Le rapport entre les primes encaissées et les sinistres payés s’élève à 268 % ! » Il prône, aux côtés de Jérôme Despey (chambre d’agriculture de l’Hérault), la généralisation du contrat multirisques climatique.
Autre actualité : suite au lancement des certificats mutualistes, en 2016 (loi Sapin 2), Groupama Méditerranée a collecté 40 M€ en deux ans auprès de ses sociétaires. Cette somme « rentre dans nos fonds propres (460 M€), et sont rémunérés autour de 3 % », précise Michel Penet.
Côté innovation, Groupama Méditerranée souhaite développer des outils d’intelligence artificielle. Deux étudiants-chercheurs du Lirmm (Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier) et de l’Imag (institut montpelliérain Alexander Grothendieck) élaborent des algorithmes d’approche prédictive du risque. « L’idée est d’arriver à prédéfinir des comportements futurs, en matière de sécurité routière par exemple. Pour ce faire, les objets connectés nous permettent d’observer les comportements, dans les maisons, les voitures… »
RH : sur les 60 à 80 départs par an, « un sur deux est remplacé ». Les recrutements sont effectués sur les métiers nouveaux, « comme des pilotes de la téléphonie - nous recevons 1,7 million d’appels par an -, la gestion des outils informatiques - l’informatique est interconnectée, il s’agit de savoir faire communiquer les outils entre eux -, ou des documents électroniques ». Cette révolution ne doit pas, d’après Michel Penet, supprimer la notion de proximité, « qui reste la base de notre métier ».
* Compte d’exploitation en progression de 80 % par rapport à 2016, du fait d’une meilleure rentabilité opérationnelle, de la réduction des coûts de fonctionnement (5 M€) et d’une plus-value financière réalisée sur la vente d’un domaine viticole.










