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Hérault
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Aménagement - Urbanisme
| 25/06/2009

Grands travaux - 25 M€ déjà investis pour la sauvegarde du Lido Sète-Marseillan

Thau agglomération, maître d’ouvrage, recevait hier au domaine expérimental de Vassal à Marseillan l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour faire le point à mi-parcours sur le chantier de sauvegarde du Lido Sète-Marseillan. À l’issue de la deuxième phase, en cours d’achèvement, près de la moitié des financements ont déjà été engagés, soit quelque 25 M€ sur les 52 prévus pour finaliser l’opération. Entamés en 2007, les travaux consistent principalement à créer un nouveau cordon dunaire, à constituer une plage élargie, à déplacer la route et à créer des espaces naturels protégés pour la faune et la flore.

« En 2007, on estimait que le Lido perdait un hectare par an à cause de l’érosion, a expliqué Jean-Louis Arquillière, responsable du projet pour Thau agglomération. Les deux premières phases sont désormais achevées, il nous reste la fin des travaux d’aménagement de la nouvelle route, ainsi que la démolition complète de l’ancienne, des travaux estimés à 16 M€ qui devraient se poursuivre jusqu’en juin 2010, et dont les demandes de subvention sont en cours d’instruction. La dernière phase consistera à recharger la plage grâce à un apport de 600 000 m3 de sable, et à choisir le système expérimental chargé de modérer la houle, soit 12 M€ supplémentaires ». L’Etat (30 %) est le principal financeur devant l’Europe (20 %) au même niveau que Thau agglomération (20%), la Région (15 %) et le département de l’Hérault (15 %). L’ensemble des travaux programmés devraient durer jusqu’en 2013.

Un chantier exemplaire pour un site à protéger

Zone fragile dont certaines parties sont classées au titre de leur intérêt naturel, le Lido entre Sète et Marseillan, 1 2km de long pour 45 ha coincés entre la mer et l’étang de Thau, représente un espace naturel d’une exceptionnelle richesse. « C’est un lieu important pour la conservation de la biodiversité, a souligné Philippe Vissac, président du centre Inra de Montpellier. Il contribue en plus, grâce au domaine expérimental de Vassal, à l’innovation de la filière vigne et vin. » « Ce Lido, c’est un lieu de très grande fragilité, nous devons aujourd’hui le protéger de l’action humaine qui l’a trop négligé et exploité jusqu’à aujourd’hui », a pour sa part souligné le président de Thau agglomération, Pierre Bouldoire. « Nous avons l’obligation de sauver ce qui peut encore l’être, a tenu à ajouter André Vezinhet, président du conseil général de l’Hérault. L’harmonie qui nous rassemble tous autour de ce projet est belle et utile. » Le préfet de région, Claude Baland, a lui salué avant tout l’apport financier de l’Europe, tout en rappelant que ce chantier exemplaire a vocation à le rester : « Des chantiers à 52 M€, on ne pourra pas en faire partout. Il faut que nous continuions de travailler ensemble pour mieux préserver nos littoraux, pour éviter d’avoir à dépenser autant d’argent pour réparer ceux qui ont été dégradés. » Pierre Bouldoire a déclaré qu’une action de protection d’un autre Lido de son territoire allait être lancé, pour un début des travaux envisagés en 2011 : celui entre Frontignan et Villeneuve-lès-Maguelone. La Région s’est engagée à participer financièrement dans le cadre du contrat territorial signé le matin-même avec Thau agglomération.

Céline Dupin

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