Grands chantiers : le défi de l’insertion

Quelle place pour l’insertion dans les grands chantiers - contournement Nîmes-Montpellier avec Oc’Via, nouvelle autoroute au sud de Montpellier avec ASF (Vinci Autoroutes) ? Oc’Via a une obligation contractuelle avec RFF : 7 % des heures travaillées affectées à du public en insertion. Métiers ciblés : « pose de rails ou de clôtures, conducteurs d’engins, précise Thierry Parizot, DG d’Oc’Via. Il ne faut pas se rater sur la pérennité des emplois. Le but, c’est de former à des métiers qui offrent des débouchés après le CNM. »
Pragmatisme à ASF
De son côté, ASF, non soumis à une contrainte contractuelle, veut jouer le jeu. Salvador Nunez, directeur des opérations de Montpellier, parle de « devoir moral, vis-à-vis des jeunes en difficulté, des chômeurs longue durée… Mais ce n’est pas mon métier d’aller les chercher. Nous sollicitons l’expertise de Montpellier Agglomération (lignes de tramway, NDLR), de la Direccte et Pôle emploi. » Il privilégie le « pragmatisme » aux dépens d’une « approche forfaitaire », prenant exemple sur le futur viaduc Lez-Lironde. « Il s’agit de travaux de génie civil, complexe. Impossible de faire appel en quantité importante à du personnel non qualifié sur ce type de chantier. »










